Déclaration du TKP : « Le socialisme ira très bien à la République »

Le Parti communiste de Turquie (TKP) a lancé un appel à l'occasion du centenaire de la République sous le titre : « Notre salut n'est pas celui des manoirs et des palais, mais celui du peuple ».

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Le Parti communiste de Turquie (TKP) avait organisé une « marche pour la République » dans trois grandes villes ces derniers jours.

Dans une déclaration publiée sur son compte officiel, le TKP a affirmé : « Notre salut n'est pas celui des manoirs et des palais, mais celui du peuple ! Notre appel est un appel à lutter pour la République, pour le socialisme. » a-t-il déclaré.

« LA RÉPUBLIQUE A ÉTÉ DÉTRUITE PAR LES PATRONS »

La déclaration du TKP est la suivante :

« Ce peuple a connu le feu et la trahison. Il a vu l'occupation, les collaborateurs, les traîtres, ceux qui, dans leurs palais, ont livré le pays aux occupants. Mais il ne s'est pas soumis, il s'est rebellé et s'est levé. Il y a 100 ans, notre peuple pauvre s'est levé, a mis fin à l'occupation, puis a mis fin au sultanat et au califat pour proclamer la République. Salut à ceux qui se sont levés, à ceux qui ont défendu leur pays, aux dirigeants de cette lutte. Salut à Mustafa Kemal et à ses compagnons qui ont proclamé la République il y a 100 ans aujourd'hui.

Maintenant, 100 ans plus tard, il est temps de retrousser à nouveau ses manches ! Nous apprenons que la République doit être saluée depuis le manoir du traître Vahdettin, qui a livré le pays aux occupants ! Il est temps de répondre à ce défi ouvert comme il y a 100 ans. Aujourd'hui, la République, fondée par le peuple pauvre de ce pays en se levant, a été détruite par les patrons. Toutes les valeurs de la République ont été éliminées une par une.

Ils ont déclaré la guerre à l'idée des Lumières et de la laïcité et ont livré le pays aux confréries et aux sectes. D'un côté les patrons, de l'autre les sectes, et de l'autre le pouvoir politique qui les représente... Nous défions cet ordre sombre, cet ordre d'exploitation. Nous relèverons une fois de plus l'idée de la République, que vous avez liquidée ensemble et sur laquelle vous avez piétiné.

Dans tout notre beau pays, l'idée de la République se lèvera, le socialisme ira très bien à la République ! Allez, en lutte pour la République, pour le socialisme.

Nous l'avons fait il y a 100 ans, nous le referons. »