Elle décide de retirer son voile après le prêche controversé du Diyanet : « Je ne suis pas des vôtres »
Le prêche du vendredi du 1er août de la Direction des affaires religieuses (Diyanet), intitulé « Pudeur et bienséance », a suscité une vive controverse dans l'opinion publique, accusé de cibler la tenue vestimentaire des femmes. L'écrivaine féministe Berrin Sönmez a annoncé sa décision de retirer son voile en signe de protestation.
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Le prêche du vendredi intitulé « Pudeur et bienséance », lu dans les mosquées par la Direction des affaires religieuses le 1er août 2025, a suscité une vive indignation en raison de ses propos visant particulièrement la manière dont les femmes s'habillent. Les passages suivants du prêche ont attiré l'attention :
« Se présenter dans des espaces publics, et surtout dans des lieux à caractère institutionnel, avec des tenues inappropriées, est un défi lancé aux règles morales les plus élémentaires. Ce n'est pas de la modernité, c'est de la primitivité. Quiconque reste silencieux face à la violation des mesures de moralité et de bienséance porte une lourde responsabilité. Car protéger la chasteté, la pudeur et la moralité de notre génération est une responsabilité commune à nous tous. »
Ces phrases ont été accusées de cibler les choix vestimentaires des femmes, d'interpréter la moralité sociale de manière unilatérale et de chercher à limiter les libertés individuelles. Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont exprimé leur mécontentement sous le hashtag #HutbeDeğilİdeolojikBeyan (Ce n'est pas un prêche, c'est une déclaration idéologique).
L'ÉCRIVAINE FÉMINISTE BERRIN SÖNMEZ : « JE RETIRE MON VOILE »
L'une des réactions les plus marquantes au prêche du Diyanet est venue de Berrin Sönmez, écrivaine féministe connue pour ses écrits sur les droits des femmes et qui portait le voile depuis de nombreuses années. Dans un article publié sur la plateforme Medyascope, Sönmez a fait part au public de sa décision de retirer son voile.
Elle a déclaré dans son texte :
« Je me découvre dès maintenant par anticipation face à l'éventualité d'une obligation de porter le voile. Cette partie de confidence peut paraître aux yeux des lecteurs ou des observateurs extérieurs comme le récit d'une vie tumultueuse, faite de flux et de reflux, et indécise. Cela ne me pose aucun problème, je respecte la liberté de pensée. Je n'attends ni respect ni approbation de quiconque. »
Sönmez a également expliqué la raison derrière sa décision en ces termes :
« Je fais mes adieux à mon voile simplement parce que je ne veux pas manquer le moment opportun pour exprimer la réaction nécessaire. Une personne peut ne pas signifier grand-chose, mais en tant qu'individu, ma position est claire. Je rejette la voie empruntée par le Diyanet et le pouvoir, la voie de l'oppression. Si vous faites partie des oppresseurs, je ne suis pas des vôtres. »