Erdoğan a donné ses instructions : Décision éclair de l'AKP après la défaite électorale
L'AKP, qui a subi une défaite lors des élections locales du 31 mars, a défini sa feuille de route pour procéder à une analyse complète des résultats électoraux. Il a été appris que des commissions seront créées pour étudier les dimensions politiques, économiques et sociologiques de ces résultats.
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La Turquie a laissé derrière elle les élections locales du 31 mars.
Alors que le CHP est devenu le premier parti avec 37,77 % des voix, les résultats ont provoqué un choc au sein du parti au pouvoir, l'AKP.
L'AKP a perdu une élection pour la première fois en 22 ans, et les instructions données par le président Recep Tayyip Erdoğan à son parti le soir des élections ont été révélées.
Une présentation de l'analyse électorale a été faite lors de la réunion du Comité exécutif central (MYK) présidée par Erdoğan.
Selon les informations rapportées par Haber Global, la présentation de 59 pages détaille les provinces et districts où l'AKP a perdu des voix, ainsi que les régions où il a progressé. La présentation compare également les élections de 2019 et de 2024.
La situation actuelle concernant les métropoles, les 51 provinces, les districts et les membres des conseils municipaux a été examinée.
UNE ÉQUIPE SERA MISE EN PLACE
Mettant en garde ses collaborateurs contre tout relâchement, Erdoğan a souligné qu'il serait simpliste de réduire les résultats obtenus à une seule cause. Il a demandé la création d'une équipe en déclarant : « Nous allons travailler, nous allons analyser, nous allons nous remettre en question, moi y compris, pour voir où nous avons fait des erreurs ».
4 COMMISSIONS DISTINCTES
À la suite de cela, il a été décidé de créer 4 commissions distinctes, dont le cadre a été défini par Erdoğan, pour évaluer les résultats des élections. Les commissions travailleront sur les thèmes suivants : politique, économique, sociologique et campagne électorale.
Au sein de ces commissions, qui comprendront des vice-présidents du parti, des universitaires et les ministres concernés, les élections du 31 mars seront examinées en détail selon de nombreux paramètres, notamment l'organisation, les candidats, le programme actuel du parti, les administrations locales, l'économie, ainsi que la politique générale et le fonctionnement du parti.