Changement radical dans le système d'exécution des peines... Les médias proches du pouvoir dévoilent les détails de la nouvelle réglementation
L'AKP mènera tout au long de l'été des travaux de réforme approfondis afin de simplifier les durées d'exécution des peines et le système de libération conditionnelle dans les prisons. La nouvelle réglementation ne vise pas seulement à réviser les pratiques de la période COVID, mais ambitionne des changements structurels plus profonds. Voici les détails de cette nouvelle réglementation...
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Les préparatifs pour des changements radicaux concernant le système d'exécution des peines ont commencé. L'AKP, en coordination avec le ministère de la Justice, va réexaminer de fond en comble le système actuel tout au long de l'été.
Selon les informations du journal Sabah, ces travaux ne visent pas uniquement à réévaluer les mesures spéciales appliquées durant la pandémie de COVID-19, mais cherchent à simplifier et à standardiser l'ensemble du système d'exécution des peines.
LA RÉGLEMENTATION COVID N'A PAS ÉTÉ INCLUSE, MAIS RESTE À L'ORDRE DU JOUR
L'AKP et son partenaire de l'Alliance populaire, le MHP, n'avaient pas inclus les mesures temporaires spécifiques au COVID-19 dans la dernière loi sur l'exécution des peines. Cependant, cela ne signifie pas que le sujet est totalement écarté. Les sources du parti estiment qu'il serait plus approprié d'aborder cette réglementation dans le cadre d'une réforme globale de l'exécution des peines. Il est prévu que les projets se concrétisent avec la reprise des travaux du Parlement le 1er octobre.
Selon la loi sur l'exécution des peines actuellement en vigueur, les durées d'exécution varient en fonction du type de crime commis. Alors que la moitié de la peine est purgée en prison pour les crimes de droit commun et les deux tiers pour les crimes organisés, il est nécessaire de rester trente ans en prison pour une libération conditionnelle dans le cas d'une réclusion à perpétuité aggravée, et vingt-quatre ans pour une réclusion à perpétuité simple.
LES TAUX D'EXÉCUTION SERONT REDÉFINIS
Le nouveau système vise à simplifier les durées d'exécution qui sont actuellement appliquées avec des taux différents. Parmi les options sur la table, on trouve la fixation d'un taux fixe de 1/2 pour les crimes de droit commun, et de 3/2 pour les crimes suscitant une vive réaction sociale tels que les agressions sexuelles, les crimes organisés ou la pédocriminalité.
Une autre option consiste à appliquer un taux d'exécution unique pour tous les types de crimes, par exemple 1/2.
Dans la nouvelle réglementation, non seulement les taux d'exécution seront redéfinis, mais les critères de libération conditionnelle le seront également. Il est notamment prévu d'empêcher la remise en liberté des personnes qui récidivent après leur sortie de prison ou qui ne parviennent pas à s'intégrer à la société. Dans ce cadre, il est précisé que des critères tels que le processus de réhabilitation et les évaluations psychosociales seront mis en avant.
Le fonctionnement des commissions d'observation au sein du système d'exécution des peines fera également partie de la réforme. L'objectif est d'établir un processus d'évaluation plus efficace en augmentant les pouvoirs et les responsabilités des commissions d'observation qui gèrent les processus de libération des détenus.
DURÉES D'EXÉCUTION SELON LA PRATIQUE ACTUELLE
Selon la législation actuellement en vigueur, les durées d'exécution sont les suivantes :
Réclusion à perpétuité aggravée : 30 ans
Réclusion à perpétuité : 24 ans
Peines d'emprisonnement à temps : La moitié de la peine
Homicide volontaire, torture, agression sexuelle, crimes contre les enfants, stupéfiants, secrets d'État et espionnage : 3/2
Crimes organisés, crimes relevant de la loi antiterroriste : 3/2
Personnes condamnées à plusieurs peines de réclusion à perpétuité aggravée ou à une peine de réclusion à perpétuité aggravée et une peine de réclusion à perpétuité simple : 36 ans