Crise des transferts à l'AKP : « Il existe un profond malaise au sein du parti »
Les échos du congrès de l'AKP se font toujours entendre. L'intégration rapide de certaines personnalités issues d'autres partis à la direction de l'AKP aurait suscité un mécontentement au sein de la formation politique.
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L'accession rapide de certaines personnalités, ayant démissionné d'autres partis pour rejoindre l'AKP, à des postes de haut niveau au sein de la direction du parti a créé un malaise en interne.
Il est rapporté que certains membres, qui militent au sein du parti depuis des années, ont exprimé leur mécontentement face à ces nouvelles adhésions, alimentant les commentaires selon lesquels « ça bouillonne à l'AKP ».
La chroniqueuse de Nefes, Nuray Babacan, a utilisé l'expression « ça bouillonne à l'AKP » dans son article évaluant les récents développements.
Babacan a souligné que le fait que les personnes transférées soient intégrées à la direction du parti, voire au siège central, moins de 24 heures après leur arrivée, a provoqué un grand malaise. Elle a indiqué que les militants de longue date se sentent mis en difficulté face à ces ascensions fulgurantes.
PLUS AUCUN REPRÉSENTANT KURDE
Babacan a attiré l'attention sur la rupture des équilibres régionaux au sein du MKYK (Comité central de décision et d'administration), rapportant que le nombre de personnes déplorant l'absence quasi totale de représentants kurdes dans la direction du parti est en augmentation.
Par ailleurs, dans son article intitulé « Crise des transferts à l'AKP », elle a fait état de l'intensification des réactions de ceux qui ont œuvré pour le parti, ainsi que des commentaires dénonçant la glorification d'une culture du transfert.
Il est affirmé que, par ces transferts, le président Erdoğan envoie le message suivant à ceux qui souhaitent rejoindre le parti : « Si vous venez, je vous ferai bénéficier de toutes les opportunités liées au pouvoir ».
OBJECTIF 360
L'attitude d'Erdoğan viserait à atteindre le nombre de 360 sièges lors des votes critiques à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), et des allégations selon lesquelles des négociations seraient en cours pour atteindre ce chiffre sont à l'ordre du jour.
Un autre point de critique concerne la rupture des équilibres régionaux au sein du MKYK. L'absence de représentants issus notamment de l'Anatolie orientale et du Sud-Est a suscité des réactions, à une période où il est nécessaire d'envoyer des messages concernant le processus d'ouverture et la population kurde.