Özgür Özel avait promis de « tout révéler mardi »... Irrégularités et chaîne de corruption à la mairie AKP de Fatih : malgré le rapport de la Cour des comptes, aucune enquête ni investigation !
Les rapports de la Cour des comptes concernant la municipalité de Fatih, que le leader du CHP, Özgür Özel, avait annoncé vouloir dévoiler mardi, ont été rendus publics. Le rapport fait état de nombreuses irrégularités ayant entraîné des pertes pour les finances publiques. Pourtant, aucune enquête n'a été ouverte contre la municipalité, pourtant visée par d'innombrables allégations. Voici toutes les irrégularités identifiées au sein de la mairie AKP de Fatih...
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Les détails du rapport accablant de la Cour des comptes concernant la municipalité de Fatih à Istanbul, porté à l’ordre du jour par le président du CHP, Özgür Özel, ont été révélés. Selon les informations de Sözcü, le rapport officiel d’audit de 58 pages a relevé de nombreuses irrégularités, telles que l’utilisation inappropriée des ressources publiques, des achats et dépenses contraires aux procédures, ainsi que le recouvrement incomplet des recettes. Malgré cela, aucun examen n’a été lancé à ce jour par les ministères concernés, et les parquets ne se sont pas saisis du dossier.
Voici quelques-unes des constatations figurant dans le rapport de la Cour des comptes que le leader du CHP, Özel, doit rendre public au sujet de la municipalité de Fatih :
- Un bien immobilier appartenant au Trésor, sur lequel un droit de servitude avait été obtenu au profit de la municipalité moyennant le paiement d’un loyer, a été affecté par la municipalité à une fédération d’associations. Bien que la municipalité ait versé 232 mille livres au ministère du Trésor et des Finances au titre du loyer de ce bien, l’association bénéficiaire de l’affectation n’a effectué aucun paiement à l’administration.
- Par décision du conseil municipal, un bien immobilier appartenant à la municipalité a été attribué pour 15 ans à une association de club sportif amateur.
MIS À DISPOSITION SANS APPEL D’OFFRES
- Les espaces publicitaires relevant du champ de mission et de compétence de l’administration, et appartenant à celle-ci, ont été mis à disposition d’une société désignée par l’administration, sans appel d’offres, moyennant un montant également fixé par l’administration.
- Les adjoints au maire ont perçu des jetons de présence de plusieurs sociétés municipales.
- Le personnel handicapé et le personnel relevant des services sociaux n’ont pas été employés dans la proportion prévue par la législation.
- Certains espaces tels que des parcs, routes, espaces verts, parkings et aires de jeux, inscrits au cadastre comme cédés au public et relevant de la disposition de la municipalité, ainsi que certains biens immobiliers appartenant au domaine privé de l’administration, ont été occupés illégalement.
- Les occupants n’ont pas été expulsés des lieux en question ; au lieu de cela, les montants d’indemnité d’occupation constatés rétroactivement ont aussi été appliqués pour l’avenir comme s’il s’agissait d’un loyer, permettant ainsi la poursuite des occupations.
- Des espaces définis comme parcs dans les plans d’aménagement, qui devaient être ouverts à l’usage de tous les citoyens, ont été occupés et utilisés à des fins autres que leur destination, notamment comme parkings.
- À l’expiration des contrats relatifs à la location des biens immobiliers appartenant à la municipalité, aucun nouvel appel d’offres de location n’a été organisé, et les durées de location ont été prolongées illégalement.
- Les sommes accumulées dans le Fonds des gecekondu ont été utilisées contrairement à l’objectif prévu par la législation.
- Les montants collectés sur le compte des parkings n’ont pas été utilisés dans les dépenses courantes de l’administration au lieu de la construction de parkings.
LE PRÉJUDICE SERA-T-IL RÉVÉLÉ ?
Un expert ayant examiné le rapport a commenté : « Pour une raison inconnue, ni le ministère concerné n’a lancé d’examen à ce jour sur ces constatations, ni les procureurs n’ont ouvert la moindre enquête. » Le chef du CHP, Özgür Özel, devrait annoncer les chiffres du préjudice causé aux finances publiques dans cette affaire.
- Un bâtiment de résidence étudiante a été construit sur un terrain appartenant à la municipalité, puis attribué par appel d’offres à une société au moyen d’un contrat prévoyant son exploitation comme résidence étudiante pendant 25 ans. Malgré cela, la société exploite illégalement le lieu comme hôtel.
- Un immeuble qui n’appartient pas à la municipalité, d’une superficie de 595 mètres carrés et composé d’un sous-sol, d’un rez-de-chaussée et de 5 étages ordinaires, a été loué par la municipalité pour une durée de 30 ans.
- Certains biens immobiliers appartenant à la municipalité, qui pouvaient être loués pour une durée maximale de 10 ans, ont été loués illégalement pour une durée supérieure à 10 ans.