Vive réaction à l'interview de Kılıçdaroğlu ! « Un instrument du Palais... »
Le fait que Kemal Kılıçdaroğlu ait accordé une interview à TGRT Haber, chaîne figurant sur la liste de boycott du CHP, et qu'il ait tenu des propos positifs à son sujet, a suscité une vive polémique.
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L'interview exclusive accordée par l'ancien président du CHP, Kemal Kılıçdaroğlu, à TGRT Haber a déclenché une nouvelle controverse. La chaîne était boycottée depuis longtemps par le CHP, notamment en raison de ses programmes ciblant l'opposition et de sa tendance à traiter certaines affaires judiciaires avant même qu'elles ne soient officiellement ouvertes, ce qui, selon le parti, jetait le doute sur son impartialité.
Le choix de Kılıçdaroğlu de s'exprimer sur cette chaîne a ravivé les tensions.
RÉACTIONS SÉVÈRES DES DÉPUTÉS DU CHP
Le député du CHP pour Istanbul, Mahmut Tanal, a exprimé son mécontentement à l'égard de Kılıçdaroğlu via son compte sur les réseaux sociaux en déclarant :
« Ce parti n'a pas été fondé dans les salles d'audience, mais sur les champs de bataille. Que tous ceux qui tentent de faire s'effondrer le CHP de l'intérieur le sachent : ignorer le choix du peuple ne fait pas de vous un membre du parti, mais un rouage du palais. »
Une autre réaction est venue du député du CHP pour Ankara, Murat Emir. Répondant à ceux qui rêvent d'un retour à la situation précédant le congrès du 4 novembre 2023, Emir a déclaré :
« Nous ne livrerons pas ce foyer paternel, qui marche pour établir le pouvoir du peuple, à ceux qui s'appuient sur la justice du palais et tendent des pièges au CHP en invoquant une "nullité absolue". »
« ATTENDRE LA CIVILITÉ DE LA JUSTICE DE L'AKP »
Le journaliste Mehmet M. Yılmaz s'est également opposé fermement à l'attitude de Kılıçdaroğlu. Yılmaz a affirmé : « Kılıçdaroğlu attend avec impatience la décision de mise sous tutelle que rendra la justice de l'AKP. Il attend de revenir à la tête du CHP pour ramener le parti vers un "port sûr" ! »
Les déclarations et l'attitude de Kılıçdaroğlu ont également été critiquées par des utilisateurs des réseaux sociaux et diverses personnalités à travers des commentaires ironiques. En voici quelques exemples :
« Si le califat était proclamé demain, il nous demanderait de rester chez nous en disant : "L'État a pris cette décision". »
« S'il avait vécu pendant la guerre d'Indépendance, il aurait dit : "Ne violons pas les traités", et il serait resté à Istanbul. »
« Si Binali était arrivé en tant qu'administrateur judiciaire, il aurait été plus crédible. »
« Il nous a montré ce qu'était une opposition contrôlée pendant 13 ans, nous le remercions. »
« En 5 mois depuis son départ, le CHP est devenu le premier parti, et maintenant on parle de 40 %. »
Le juriste Gönenç Gürkaynak, dans un message ironique adressé à Kılıçdaroğlu, a écrit : « Il s'avère que les électeurs de l'AKP aimaient tant Kılıçdaroğlu, ils ne l'avaient jamais montré en 13 ans. »