Il avait été poursuivi pour avoir lancé un téléphone sur le président : il sera jugé dans deux affaires distinctes
N.K., un ouvrier du textile arrêté pour avoir déployé une banderole et lancé son téléphone en direction du président Erdoğan lors de l'inauguration d'un hôpital à Bağcılar, fait l'objet de deux procès distincts pour « agression physique » et « insulte ». Les audiences auront lieu en juillet et en septembre.
12punto
Un incident inattendu s'est produit lors du discours prononcé par le président et président du parti AKP, Recep Tayyip Erdoğan, le 19 avril 2025, à l'occasion de l'inauguration de l'hôpital de gynécologie-obstétrique et de pédiatrie de Bağcılar. N.K., un ouvrier du textile âgé de 44 ans présent à la cérémonie, a lancé son téléphone portable vers la scène où se trouvait le président Erdoğan après avoir déployé une banderole. Interpellé après les faits, N.K. a été placé en détention provisoire par le tribunal.
DEUX ACTES D'ACCUSATION POUR DEUX DÉLITS DIFFÉRENTS
Le parquet général d'Istanbul a préparé deux actes d'accusation distincts contre N.K. pour deux chefs d'accusation différents.
Le premier acte d'accusation, portant sur l'accusation d'« agression physique contre le président », a été accepté par la 28e cour d'assises d'Istanbul. La première audience de ce procès se tiendra le 23 septembre 2025.
Le second acte d'accusation concerne le délit d'« insulte au président ». Ce dossier a été soumis au 44e tribunal correctionnel de Bakırköy, qui l'a accepté. La première audience du procès pour insulte aura lieu le 16 juillet 2025.
Le délit d'« agression physique contre le président » figure parmi les actes passibles de lourdes peines dans le Code pénal turc. Selon les experts, le fait que N.K. ait lancé son téléphone vers la scène a été qualifié d'« agression physique » au motif que l'acte a atteint le seuil de la menace physique.
Par ailleurs, le délit d'« insulte au président » est passible d'une peine d'emprisonnement allant de 1 à 4 ans.