İmamoğlu, au sujet de l'arrestation de Rıza Akpolat : « Nous sommes à un tournant pour la démocratie ! »

Le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, a réagi à l'arrestation du maire de Beşiktaş, Rıza Akpolat, en rencontrant les citoyens devant l'hôtel de ville. M. İmamoğlu a affirmé qu'ils défendraient la volonté populaire et la démocratie face aux tentatives du pouvoir de destituer les maires du CHP. Dans son discours, soulignant l'importance du droit et de la justice, il a déclaré : « Ce peuple ne se pliera pas à l'oppression ! »

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Le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB), Ekrem İmamoğlu, a rejoint les citoyens devant l'hôtel de ville lors d'un rassemblement de protestation contre l'arrestation du maire de Beşiktaş, Rıza Akpolat. M. İmamoğlu y a fait des déclarations.

 

Voici les points saillants du discours d'İmamoğlu :

Ils n'avaient déjà pas accepté l'élection que nous avions remportée en 2019. Ils veulent une Turquie sans opposition. Cette gifle démocratique ne leur a toujours pas suffi. Ils continuent de s'en prendre au peuple. Ceux qui ne peuvent digérer le fait que le CHP, vainqueur des élections du 31 mars, soit devenu le premier parti, ont également une obsession pour Istanbul. L'amour, la passion, l'affection, tout cela est une fable... Rien de tel. Ils n'ont qu'une seule préoccupation. Ont-ils pu prononcer le mot « canal » lors de la campagne ? Ils ne le peuvent pas, car le peuple ne vote pas pour cela. Ils changent de discours au gré du vent...

Le CHP sera désormais toujours le premier parti. Nous savons comment ils ignorent la Constitution et tout le reste. Il sait que le seul obstacle devant lui est le peuple qui soutient le CHP. Il tente de faire plier le peuple en destituant les maires élus par celui-ci. Ce peuple s'est-il jamais plié face à l'oppression ? Il ne l'a jamais fait, et il ne le fera pas. C'est pourquoi il ne réussira jamais.

Ce qui se passe aujourd'hui n'est pas seulement l'affaire du CHP, c'est l'affaire de toute la nation !

« NOUS SOMMES À UN TOURNANT ! »

Nous sommes des politiciens, mais nous exerçons une mission de service public. Bien sûr, nous devons rendre des comptes dans le cadre de cette mission, mais il existe une manière d'appliquer le droit. Savez-vous quel genre de mentalité détruit cette forme ? Le droit appliqué aujourd'hui est un pseudo-droit. Quiconque examine la carrière politique du procureur général de la République comprendra les opérations menées aujourd'hui. Car cette personne est politique. Elle n'a rien à voir avec la protection de la loi ou du droit. C'est une personne qui exécute purement et simplement des ordres. Si vous êtes parmi ceux qui disent « Je veux la démocratie et le droit », « Je veux la justice », alors nous sommes à un tournant pour nous tous.

« LA POLITIQUE EST UNE AFFAIRE DE COMPÉTITION »

La politique est une affaire de compétition loyale. La politique ne consiste pas à retirer aux gens leur mandat. S'il y a des gens courageux, c'est ici que ça se passe ! Venez, concourons. Qu'ils ne pensent pas que nous les laisserons concevoir les urnes à leur guise. Qu'ils ne pensent pas qu'ils se présenteront aux élections sans rivaux. Qu'ils ne pensent pas qu'ils choisiront eux-mêmes leurs adversaires ! Ce que le peuple dira, sera fait ! Tout le monde devra faire face au peuple, et le peuple leur montrera de quel bois il se chauffe. Que disons-nous ? « La souveraineté appartient sans condition au peuple ! »

Aux gens de bien de la magistrature, à ses membres respectables, ne fermez pas les yeux sur cette situation injuste, illégale, imprudente, effrontée, qui, avec son arrogance, ne rend qu'une seule personne heureuse ! Ne les laissez pas ébranler la justice !

J'espère que nous nous sortirons de ces jours. Parce que nous nous rassemblerons en tant que nation. Parce que, que disons-nous ? Seul, on ne peut rien faire !

Il n'y a pas de salut seul...

Nous continuerons à être unis, à être ensemble !

J'espère que nous recevrons de bonnes nouvelles concernant notre frère Rıza.