L'ancien député AKP Metin Külünk évoque des « élections anticipées » après les municipales : « Notre président ne pourra pas siéger sereinement à Beştepe »

L'ancien député AKP d'Istanbul, Metin Külünk, a déclaré lors d'une émission que « le lendemain du 31 mars, on parlera d'élections anticipées en Turquie ».

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Il reste moins de 4 mois avant les élections locales du 31 mars 2024. Alors que les partis intensifient leurs campagnes électorales, les déclarations des responsables politiques sur le scrutin continuent d'affluer.

L'ancien député AKP Metin Külünk, qui s'était porté candidat à la candidature pour la mairie d'Istanbul (IMM) au sein de l'AKP, a fait des déclarations remarquées sur les élections locales et l'économie lors d'une émission à laquelle il participait.

« QUI ACHÈTE CES APPARTEMENTS ? »

Selon les informations relayées par Mynet, Külünk a souligné les difficultés financières des citoyens en déclarant : « Les restaurants sont pleins, certains de nos amis ont commis cette erreur avant les élections. Monsieur, on vend tant de téléphones portables, tant d'appartements. Qui achète ces appartements ? Combien de personnes peuvent s'offrir ces téléphones portables ? Tout le monde peut-il manger au bord de la mer à Beşiktaş, à Istanbul… Une population de 10 millions de personnes autour d'Istanbul n'est pas égale à Beşiktaş… Ce n'est pas égal à une partie de Şişli, à une partie d'Üsküdar, à une partie de Kadıköy… Même entre le haut et le bas de l'E-5 à Kartal, près de la mer… Ce n'est pas égal… »

L'HYPOTHÈSE D'ÉLECTIONS ANTICIPÉES : « NOTRE PRÉSIDENT NE POURRA PAS SIÉGER SEREINEMENT À BEŞTEPE »

Abordant également les élections locales, Külünk a ajouté : « Si l'on ne voit pas que la récente période de difficultés financières exerce une pression directe sur le terrain, si l'on ne prend pas de mesures face aux problèmes de subsistance de ces 60 % de personnes, et si, par-dessus le marché, on agit avec une attitude consistant à dire lors du processus de désignation des candidats : "Peu importe qui nous mettons, il gagnera, nous avons décidé depuis le centre, élisez-le", alors le 1er avril, au lendemain du 31 mars, on parlera d'élections anticipées en Turquie et notre président ne pourra pas siéger sereinement à Beştepe. »