L'issue inévitable du processus de nouvelle Constitution
L'avocat Onur Şahin écrit : L'issue inévitable du processus de nouvelle Constitution...
12punto
Le PKK campe sur ses positions idéologiques. Le pouvoir, quant à lui, tente de convaincre la nation turque en l'habituant aux discours du PKK.
En parlant de « patrie et d'histoire communes turco-kurdo-arabes », ils commettent un sacrilège envers notre histoire et notre nation.
Ils ont dégradé notre démographie et nos codes nationaux par une ingénierie migratoire stratégique, conformément au plan d'occupation de la Syrie par Israël.
Pourtant, pendant des années, nombre de ceux qui ont suscité la réaction de la société turque dans les cafés à narguilé et sur les plages ne s'étaient pas réfugiés dans notre pays en quête de « musulmanité » ou de « fraternité religieuse », comme le soutient le pouvoir. Ceux qui pouvaient se rendre dans l'Europe « infidèle » ne s'étaient d'ailleurs pas arrêtés en Turquie.
Ils ne sont pas non plus venus dans notre pays parce qu'ils étaient bombardés dans le cadre du projet de dé-arabisation du nord de la Syrie et de dé-turquisation de l'axe Şanlıurfa-Hatay. Ils ont été bombardés pour qu'ils se réfugient dans notre pays, dans le cadre d'un partenariat entre les États-Unis, Israël et Mazlum Abdi (Öcalan)...
La nation turque n'acceptera jamais qu'ils soient utilisés, aux côtés du PKK, dans une tentative d'imposer un partage « turco-kurdo-arabe » à notre histoire et à notre État, afin de jeter aux orties la citoyenneté turque et notre structure unitaire !
La faillite du processus approche de jour en jour. Le pouvoir n'a plus la possibilité de faire patienter le PKK et la nation turque en s'appuyant sur les réfugiés du Moyen-Orient. Notre pauvreté et nos crises atteignent désormais un niveau insupportable.
Lorsque le projet de Constitution, qu'ils cachent à la société, sera révélé, il sera inévitable qu'un débat acharné et critique ainsi qu'un règlement de comptes politique éclatent devant l'opinion publique.
Aujourd'hui, un amendement constitutionnel visant à liquider l'État-nation, entrepris par l'alliance AKP - MHP - DEM Parti - HÜDAPAR, viserait des objectifs politiques bien plus graves que, par exemple, le mémorandum du 1er mars 2003.
(Il convient de rappeler que 533 députés avaient participé au vote sur le mémorandum irakien du 1er mars 2003 ; au sein du Parlement dominé par l'AK Parti, qui comptait 363 députés, 250 voix contre, 264 voix pour et 19 abstentions avaient été enregistrées, et le seuil de 267 voix prévu par l'article 96 de la Constitution n'avait pas été atteint.)
Aujourd'hui, bien au-delà de cette époque, la patrie, l'État et l'histoire turcs ne peuvent être partagés avec des éléments ethniques kurdes, arabes, etc., conformément au Grand Projet du Moyen-Orient (BOP), simplement parce qu'Erdoğan et ses alliés le souhaitent ! Quel que soit leur milieu ethnique, le statut de citoyen turc, qui inclut nos concitoyens d'origine kurde et arabe, ne peut être supprimé par des calculs arithmétiques ou par des alliances impures formées contre la République unitaire par des traditions qui, jusqu'à hier, étaient hostiles les unes aux autres.
Face à un fait accompli de trahison sans référendum, le nombre de députés de l'AK Parti et du MHP au Parlement, suffisant pour faire éclater l'alliance, permettra d'éviter une telle erreur historique.
Erdoğan et Bahçeli, en s'appuyant sur Öcalan plutôt que sur la nation turque, devraient fonder leurs calculs sur ces réalités...
De plus, le projet de destruction de l'État-nation, pour lequel l'organisation terroriste avec laquelle ils s'allient lutte depuis des décennies par des meurtres, c'est-à-dire la folie de créer une « nation » partenaire en dehors de la nation turque, sera rejeté par les citoyens, quel que soit le résultat du vote.
L'histoire a écrit que ceux qui testent les Turcs jusqu'au bout finissent toujours par perdre.
Que personne n'oublie la guerre d'Indépendance, l'opération de paix à Chypre de 1974, la victoire du Karabakh...
Ceux qui, au siècle dernier, ont appris à leurs dépens ce qu'il en coûtait en Afghanistan ou au Vietnam face aux plus grandes armées du monde, ne devraient pas se tromper, ni se fier aux collaborateurs du BOP en notre sein, pour nous prendre pour l'Irak ou la Syrie à notre époque !