Sa publication sur « Cheikh Saïd » avait fait polémique : la décision du parti IYI concernant Salim Ensarioğlu !

Le député d'Istanbul du parti IYI, Salim Ensarioğlu, a été renvoyé devant le conseil de discipline suite à ses déclarations sur les réseaux sociaux concernant l'attribution du nom de Cheikh Saïd à un boulevard de Diyarbakır.

12punto

Le député d'Istanbul du parti IYI, Salim Ensarioğlu, a été renvoyé devant le conseil de discipline en raison de ses publications sur les réseaux sociaux concernant Cheikh Saïd.

Le porte-parole du parti IYI, Kürşad Zorlu, a déclaré qu'ils « ne pouvaient en aucun cas accepter les déclarations d'Ensarioğlu, qui ignorent les valeurs fondamentales sur lesquelles le parti IYI a été fondé, ainsi que la lutte politique et la position qu'il a maintenues jusqu'à ce jour ».

Zorlu a ajouté : « Nous rejetons cette publication, qui est contraire à l'esprit de la Guerre d'indépendance et aux réalités historiques et nationales établies par la volonté fondatrice de la République de Turquie. Une telle conception n'a aucun lien avec notre parti et ne pourra jamais en avoir. Concernant cette publication, sur instruction de notre président, la procédure disciplinaire nécessaire a été immédiatement engagée. »


QU'AVAIT DÉCLARÉ ENSARİOĞLU ?

Concernant les débats sur l'attribution du nom de Cheikh Saïd à un boulevard de Diyarbakır, Ensarioğlu avait déclaré :

« Je rejette fermement les accusations portées contre Cheikh Saïd, devenu l'une des valeurs sociales et religieuses de la région, dans le cadre des débats récents sur l'attribution de son nom à un boulevard de Diyarbakır. Ceux qui profèrent de telles accusations ne servent aucun autre objectif que celui d'approfondir la polarisation sociale. Nous considérons le respect et la considération envers toutes les valeurs de la société comme une paix mémorielle. Dans ce contexte, comme je l'ai déjà exprimé à maintes reprises, la révélation des lieux de sépulture de grandes figures devenues des valeurs, telles que Cheikh Saïd, Beddiüzzaman Said Nursi et Seyid Rıza, servirait cette paix mémorielle. Qualifier les lieux de sépulture de ces figures de secret d'État, alors qu'il s'agit de valeurs publiques, est absurde et ne sert pas la paix mémorielle. Les parties concernées doivent savoir que nous ne permettrons pas que soit brisée la conviction selon laquelle il est possible, avec la participation de tous les segments de la société, d'instaurer un climat de paix durable en commençant par une paix mémorielle dans notre pays. Par ailleurs, j'espère que l'opinion publique qui partage cette conviction l'exprimera d'une voix plus forte. »