La question frappante de Şamil Tayyar sur l'appel d'Öcalan : Amnistie générale, réforme constitutionnelle, droit à l'espoir...
Suite à l'appel au désarmement lancé par Abdullah Öcalan, chef de l'organisation terroriste PKK, l'ancien député de l'AKP Şamil Tayyar a attiré l'attention sur les coulisses du processus en posant la question suivante : « Des mesures telles qu'une amnistie générale, une réforme constitutionnelle ou le droit à l'espoir seront-elles à l'ordre du jour ? »
12punto
Dans le cadre du processus entamé à l'appel du président du MHP, Devlet Bahçeli, et progressant grâce aux contacts établis par la délégation du parti DEM avec Abdullah Öcalan à İmralı, le chef du PKK, Öcalan, a appelé l'organisation à déposer les armes et à se dissoudre.
Suite à cette déclaration, l'ancien député de l'AKP, Şamil Tayyar, a posé une question soulignant les conséquences possibles du processus. Tayyar a déclaré : « Cet appel comporte-t-il un protocole additionnel ? Des mesures telles qu'une amnistie générale, une révision constitutionnelle ou le droit à l'espoir seront-elles à l'ordre du jour ? »
Soulignant par ailleurs que le processus ne devrait pas permettre au PKK d'obtenir des gains en vue de la création d'un État en Syrie, Tayyar a mis en garde en affirmant : « Le processus ne doit pas produire un "cadeau d'État" pour le PKK en Syrie. »
Voici la déclaration faite par Şamil Tayyar après la lecture du message d'Öcalan :
Résumé du message provenant du chef terroriste :
« Que tous les groupes déposent les armes, que le PKK se dissolve »
Comme l'a exprimé notre vice-président du parti, Efkan Ala, le destinataire de cet appel est l'organisation terroriste, il faut en voir les résultats.
Le fait que la demande de désarmement et de dissolution du PKK ne soit pas assortie de conditions visibles dans le texte est sans aucun doute important.
L'élément principal ici est de savoir quels résultats cet appel produira.
Si le PKK se dissout et dépose les armes sans aucune condition, une rupture historique se produira, toutes les idées reçues seront bouleversées et les paradigmes politiques changeront.
La Turquie y gagnera dans son ensemble.
Cependant, la question ne se limite pas à la seule liquidation de Qandil.
Car le démantèlement de Qandil, qui est arrivé au stade de l'épuisement, dont la durée de vie est expirée et dont le potentiel d'action approche de zéro, ne répond pas à lui seul aux attentes.
Le sort de la présence du PKK/YPG dans son nouveau quartier général au nord-est de la Syrie est l'étape la plus critique du processus.
Le processus ne doit pas produire un « cadeau d'État » pour le PKK en Syrie.
D'autre part, il serait utile d'informer l'opinion publique sur l'existence éventuelle d'un protocole additionnel à cet appel, et sur la question de savoir si des mesures telles qu'une amnistie générale, une révision constitutionnelle ou le droit à l'espoir seront à l'ordre du jour.
Notre souhait est que l'organisation terroriste dépose les armes et se dissolve sans imposer de nouveaux coûts à la Turquie et sans être soumise à des conditions.