La session sur Gaza au Parlement débute sous tension : Dervişoğlu et Bahçeli ne se sont pas serré la main

Un détail marquant a été observé lors de la session extraordinaire de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) réunie pour Gaza. Le chef du parti İYİ, Müsavat Dervişoğlu, a salué le président du MHP, Devlet Bahçeli, sans toutefois lui serrer la main.

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Suite à la déclaration de famine par les Nations Unies en raison des attaques menées par l'occupant israélien à Gaza, le président du CHP, Özgür Özel, est passé à l'action. À l'appel d'Özel, le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, a convoqué le Parlement pour une session extraordinaire.

DERVİŞOĞLU ET BAHÇELİ CÔTE À CÔTE

Une scène a attiré l'attention sur les bancs du Parlement lors de la session sur Gaza. Le président du parti İYİ, Müsavat Dervişoğlu, s'est assis à sa place juste à côté des rangs du MHP et a salué le chef du MHP, Devlet Bahçeli, d'un signe de tête. Cependant, le fait que les deux dirigeants ne se soient pas serré la main a suscité des commentaires sur un « vent glacial » dans les coulisses du Parlement.

HISTORIQUE DES TENSIONS : LE PROCESSUS D'İMRAŁI ET LA CRISE DE LA CORDE

Depuis la scission du parti İYİ d'avec le MHP, les relations entre les deux partis ont été marquées par des tensions récurrentes. Le « processus d'İmralı » initié par Bahçeli a notamment rencontré une vive opposition de la part de Dervişoğlu. À l'époque, rappelant que Bahçeli avait symboliquement jeté une corde au Parlement des années auparavant pour réclamer l'exécution d'Abdullah Öcalan, Dervişoğlu avait lancé une corde à Bahçeli depuis la tribune pour protester contre le processus. Bahçeli avait répliqué en suspendant cette corde sur un valet de chambre dans son bureau.

LA POLÉMIQUE SUR LA POIGNÉE DE MAIN

Après cette période tendue, Dervişoğlu avait serré la main de Bahçeli, une attitude qui lui avait valu des critiques. Il avait fait la une des journaux avec sa réponse à ces critiques :

« Je serre toujours la main de M. Bahçeli. Je n'ai aucune opposition au fait de serrer la main. Mais il y a des débats à mener sur le concept de « tendre la main » dans certains domaines. Lorsque Süleyman Demirel avait serré la main de Bülent Ecevit à Anıtkabir, il avait dit : « Où aurais-je dû la serrer ? ». Ne me forcez pas à donner une telle réponse. »