La sortie d'İmamoğlu sur la présidence provinciale du CHP à Istanbul

Ekrem İmamoğlu, dans une déclaration faite suite à la nomination d'un administrateur judiciaire à la présidence provinciale du CHP à Istanbul, a souligné qu'il s'agissait d'une question d'intérêt national.

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Le candidat du CHP à la présidence, Ekrem İmamoğlu, a évalué les développements survenus après la nomination d'un administrateur judiciaire à la présidence provinciale d'Istanbul. M. İmamoğlu a déclaré être profondément attristé par ces événements, affirmant que l'interdiction faite aux membres du parti d'accéder à leurs propres locaux ne repose sur aucun fondement juridique.

M. İmamoğlu a critiqué l'utilisation de la police pour bloquer un parti politique, déclarant que cette illégalité doit cesser immédiatement. Il a également exprimé que le fait d'entraîner constamment le pays dans de nouveaux chaos et de briser l'espoir du peuple est inacceptable.

Enfin, s'adressant à tous les partis politiques et à leurs dirigeants, M. İmamoğlu a souligné qu'il ne faut pas rester silencieux face à de telles interventions contre la République et la démocratie. Il a affirmé que cette situation a cessé d'être une question personnelle ou partisane pour devenir une question nationale.

Voici l'intégralité du message d'İmamoğlu :

"Je suis avec une grande tristesse et une grande inquiétude ce qui se passe devant notre présidence provinciale du CHP à Istanbul depuis hier soir.

Sur quelle base juridique vous appuyez-vous pour empêcher nos membres d'entrer dans leur propre siège provincial, c'est-à-dire leur maison ? Dans quel but utilisez-vous nos policiers, qui devraient s'occuper de la sécurité publique du pays, pour bloquer un parti politique ?

Mettez fin immédiatement à cette illégalité. Cessez de briser davantage l'espoir de la nation, d'appauvrir davantage le peuple et de plonger le pays chaque jour dans un nouveau chaos.

Je tiens également à m'adresser ici à nos partis politiques et à leurs précieux dirigeants ; s'il vous plaît, ne fermez pas les yeux sur ces interventions illégales contre notre République et notre démocratie. Cette question dépasse désormais les individus et les partis, c'est une question nationale."