Le Bangladesh à l'ordre du jour du Yeniden Refah : « Que l'Inde ne s'ingère pas dans les affaires intérieures »
Le député d'Istanbul du Yeniden Refah Partisi, Doğan Bekin, a déclaré qu'il était crucial que l'Inde adopte une attitude non interventionniste vis-à-vis des affaires intérieures du Bangladesh et s'abstienne de toute action provocatrice.
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Lors d'une conférence de presse tenue au Parlement, M. Bekin a souligné que les médias indiens diffusaient des informations ne reflétant pas la réalité concernant les hindous au Bangladesh, en utilisant d'anciennes photos et vidéos.
Notant qu'une perception de persécution des hindous par le gouvernement intérimaire mis en place au Bangladesh est artificiellement créée sur les réseaux sociaux, M. Bekin a affirmé que le véritable objectif de ces informations est de semer le trouble dans le pays afin de maintenir le gouvernement intérimaire sous l'influence de l'Inde. M. Bekin a déclaré : « Il est d'une importance capitale que l'Inde n'adopte pas une attitude interventionniste dans les affaires intérieures du Bangladesh et qu'elle s'abstienne de tout acte provocateur pour les relations entre les deux pays voisins. »
Exprimant sa conviction que le calme sera rétabli au Bangladesh après le départ de l'ancienne Première ministre Sheikh Hasina Wajed et que le chef du gouvernement intérimaire, Muhammad Yunus, prendra les mesures nécessaires, M. Bekin a également affirmé qu'une nouvelle assemblée représentative de toutes les parties contribuerait au développement et au progrès du Bangladesh.
« SI L'INDE CHOISIT LA VOIE DE LA DÉSINFORMATION... »
Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Bekin a ajouté : « Entraîner à nouveau le Bangladesh dans le chaos ne profite à personne », avant de poursuivre :
Le véritable objectif des informations fabriquées par les médias indiens concernant les hindous au Bangladesh est de créer un climat de désordre dans ce pays, afin que le gouvernement intérimaire, formé par un consensus commun sous la direction du Pr Dr Muhammad Yunus après le mandat de Sheikh Hasina, reste sous l'influence de l'Inde, comme ce fut le cas sous le mandat de cette dernière.
Alors que ces événements se déroulent, il est inacceptable que certains milieux dans notre pays ignorent la situation au Bangladesh, soutiennent les opérations de manipulation visant à créer une fausse perception sur le sort des hindous, et prennent les musulmans pour cible.
La tentative de propager des informations délibérément désinformatrices en provenance de l'Inde sert de prétexte pour lancer des argumentations biaisées contre le gouvernement intérimaire qui commence tout juste à prendre forme au Bangladesh.
Si l'Inde persiste dans la voie de la désinformation, il est évident qu'à la suite des politiques erronées qu'elle a appliquées, tout comme lors d'événements similaires récents au Népal et aux Maldives, elle aura beaucoup de mal à développer de bonnes relations avec la nouvelle administration après la démission de la Première ministre Sheikh Hasina.
Dans un passé récent, l'Inde, grâce au soutien massif de la Première ministre Sheikh Hasina Wajed et de son parti, la Ligue Awami du Bangladesh, s'efforçait de renforcer sa sécurité à l'est et menait ses activités en toute sérénité pour établir des liens solides avec l'Asie du Sud-Est.
Le Pr Dr Muhammad Yunus, dans son analyse de la situation post-Sheikh Hasina, qualifie la résistance civile des étudiants de « seconde libération » du Bangladesh, ce qui exprime en réalité l'affranchissement du Bangladesh de la domination et de la dictature indiennes, car Sheikh Hasina était une partisane inconditionnelle de l'Inde et servait, en quelque sorte, les intérêts de l'Inde plutôt que ceux de son propre pays.
C'est pourquoi, si l'Inde continue ses politiques provocatrices dans le but d'asservir le Bangladesh comme elle le faisait sous l'administration de Sheikh Hasina, il lui sera inévitable de faire face à des difficultés majeures, notamment concernant la Chine, qui cherchera à établir des contacts étroits avec la nouvelle administration bangladaise. Par conséquent, il est d'une importance capitale que l'Inde adopte de nouvelles approches politiques avec le gouvernement dirigé par le Pr Muhammad Yunus, qu'elle n'intervienne pas dans les affaires intérieures du Bangladesh et qu'elle s'abstienne de tout acte provocateur pour les relations entre les deux pays voisins.
Par ailleurs, la présence de deux ministres issus de la minorité hindoue, qui représente 8 % de la population du Bangladesh, au sein du cabinet formé par Muhammad Yunus est très significative. De plus, il est extrêmement important que, suite à la fin de l'administration de Sheikh Hasina, des groupes d'étudiants montent la garde devant les temples hindous afin d'éviter toute provocation. De même, lors d'une conférence de presse tenue lors de sa visite au temple hindou Dhakeshwari à Dhaka, l'émir du Jamaat-e-Islami du Bangladesh, Shafiqur Rahman, a déclaré clairement : « Toute la population, quelle que soit sa religion, jouit de droits égaux, il n'y a aucune discrimination entre les membres d'une ethnie ou d'une religion, et chacun possède des droits égaux en tant que citoyen du Bangladesh. »
En somme, il ne faut pas oublier que l'enfant hindoue nommée Riya, dont la photo figurait sur les pancartes lors des manifestations dans le quartier de Shahbagh à Dhaka, est décédée suite à des tirs aléatoires effectués par les forces de sécurité depuis un hélicoptère sous l'ère Sheikh Hasina. Bien que ce fait soit connu, il est frappant de constater que certains milieux ont remis cet événement sur le devant de la scène après la fuite de Sheikh Hasina en Inde, comme s'il s'agissait d'un incident « survenu maintenant ».