Le Bon Parti (İYİ Parti) rejette tout contact avec le DEM Parti : « Nous ne les considérerons jamais comme des interlocuteurs »

Le président du Bon Parti (İYİ Parti), Müsavat Dervişoğlu, a déclaré qu'après la rencontre organisée sur l'île d'Imralı, son parti ne s'entretiendrait pas avec le DEM Parti, qui mène actuellement des contacts au Parlement. M. Dervişoğlu a affirmé : « Nous n'avons rien à négocier avec les ennemis de la République. »

12punto

Après sa rencontre avec Öcalan, la délégation du DEM Parti a rencontré hier le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, ainsi que le président du MHP, Devlet Bahçeli, au sein du Parlement.

Alors que les contacts de la délégation doivent se poursuivre cette semaine, une déclaration est venue du Bon Parti (İYİ Parti). Le président du Bon Parti, Müsavat Dervişoğlu, a annoncé qu'ils ne rencontreraient pas la délégation du DEM Parti.

M. Dervişoğlu a tenu les propos suivants dans ses déclarations :

« Le plan de trahison, dont une première tentative a été faite il y a 10 ans et qui est aujourd'hui remis en circulation sous le nom de nouveau paradigme, se présente devant nous comme une insurrection où Beştepe, Balgat et Imralı se sont unis pour assurer la continuité de l'homme seul et de son pouvoir.

Ils sont arrivés au point où nous en sommes par un suivi d'idées et d'actions. D'abord, ils ont mis hors-jeu la Grande Assemblée nationale de Turquie, quartier général de la Lutte nationale, puis ils ont offert l'État républicain au palais, et maintenant, comme dernier mouvement, ils se sont mis d'accord pour diviser notre structure administrative unitaire en morceaux ethniques et régionaux.

 

C'est exactement cela, le « nouveau paradigme » auquel Bahçeli et Erdoğan donnent de la force et auquel le chef terroriste a promis de contribuer.

 

Le fait que le pouvoir s'attribue l'État, qu'il se prenne pour l'ensemble de l'État et qu'il impose cette trahison comme un projet d'État ne supprime pas « l'illégitimité » de ce scénario importé. Il ne faut pas oublier que la turcité est plus grande que ceux qui se prennent pour l'État, aujourd'hui comme hier.

Ce que ce nouveau paradigme veut éliminer, c'est notre République, que l'AK Parti et le DEM considèrent comme une parenthèse de 100 ans. C'est le projet que le président du MHP applaudit avec appétit. L'objectif de l'alliance qu'ils ont formée est la Turquie d'Atatürk. L'objectif est l'État des Turcs. La question est aussi simple et claire que cela.

 

Leur impudence est telle que le chef de l'organisation terroriste, tueur de bébés aux mains tachées de sang, est présenté à la grande nation turque comme une colombe de la paix.

En tant que Bon Parti, nous n'avons rien à négocier avec les « ennemis de la République ».

 

Le Bon Parti ne considérera en aucun cas comme interlocuteurs l'organisation terroriste que l'on cherche à gracier, son prétendu chef, les porte-paroles qui veulent les légitimer, leurs partenaires et leurs délégations sans responsabilité politique.

 

Le Bon Parti ne prendra part à aucune démarche allant à l'encontre des attentes de la nation turque et de l'État turc, et ne fera pas chemin avec ceux qui le font. Nous ne sommes pas opposés à parler de nos problèmes, mais à négocier nos problèmes avec la source même du problème. Nous ne sommes pas opposés à une « Turquie sans terrorisme », mais à la légitimation des organisations terroristes et du chef terroriste.

 

Nous nous tiendrons fermement face à cette « politique sans honneur » présentée sous l'emballage d'une « Turquie sans terrorisme » et nous ne permettrons pas que notre nation soit trompée une fois de plus.

 

Que chacun soit assuré que le Bon Parti continuera à se positionner du bon côté de l'histoire. Nous sommes conscients de notre responsabilité. Nous continuerons à être l'interprète des sentiments de notre nation qui observe le processus avec dignité. Le Bon Parti existe pour empêcher que le feu du dernier foyer de la turcité ne s'éteigne. Le Bon Parti défendra jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix, l'esprit, les droits et la justice de la nation turque.

 

Quoi que cette lutte exige, intellectuellement, mentalement, physiquement ; avec qui qu'elle doive être menée, avec les jeunes, les femmes, les anciens ; où qu'elle doive être menée, au Parlement, sur les places, dans les rues,

 

Le Bon Parti en est le toit, le chemin et le front. Cette lutte sacrée que nous avons entamée au sein de la nation turque, main dans la main et épaule contre épaule avec notre nation, sera poursuivie avec détermination pour toujours.

 

J'invite tous ceux dont la passion est la Turquie et dont le souci est l'avenir de la nation turque à se rassembler sous le toit du Bon Parti et à contribuer à la lutte nationale. Même si les appareils d'opération tentent d'affaiblir le Bon Parti, qui grandit comme une avalanche dans la conscience de la nation chaque jour, nous ne ferons pas demi-tour.

 

Nous ne dé-turquifierons pas la Turquie ! Nous ne laisserons pas détruire la République ! Nous sortirons la nation turque et l'État turc de ce tunnel sombre et nous les rencontrerons avec des horizons lumineux. Je le soumets respectueusement à la nation turque dont nous sommes les soldats. »