Le chef du parti İYİ, Müsavat Dervişoğlu, s'immisce dans la polémique sur les « crèches » : « À qui empêchez-vous l'accès à ce service ? »
Le président du parti İYİ, Müsavat Dervişoğlu, a pris part au débat sur les « crèches » opposant la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB) au ministère de l'Éducation nationale (MEB). M. Dervişoğlu a déclaré : « Qui profite de ces crèches ? Ce sont les mères qui travaillent jour et nuit. À qui empêchez-vous l'accès à ce service ? »
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Le chef du parti İYİ, Müsavat Dervişoğlu, s'exprime lors de la réunion de groupe de son parti.
M. Dervişoğlu est attendu pour répondre à l'appel du chef du MHP, M. Bahçeli, concernant « Öcalan ».
CONGRÈS DES RETRAITÉS
Voici les points saillants de la déclaration de M. Dervişoğlu :
Nous organiserons un Congrès des retraités le 7 décembre pour aborder les difficultés rencontrées par les retraités. De manière générale, nous considérons la violence comme l'un des problèmes les plus cruciaux pour notre pays. Au cours des 10 dernières années, 200 000 de nos enfants ont été victimes d'abus sexuels. Au cours de la même période, près de 5 000 féminicides connus ont été commis ; l'ampleur de cette atrocité est bien plus grande que ces chiffres, et son impact est encore plus profond. Lundi, c'était la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Le blocage des routes par le gouvernorat en est la manifestation. Chaque fois qu'ils sont acculés, ils invoquent la religion et la foi. Je ne sais pas si la foi dont ils parlent est la même que celle à laquelle vous faites référence.
Ils sont dans l'injustice, ils sont coupables, et c'est précisément ce qui les effraie. Nous n'aurons pas peur, nous ne cesserons jamais de résister. Aux côtés des femmes turques, dans leur lutte, nous continuerons à nous tenir épaule contre épaule, les poings levés sur les places publiques. Les électeurs qui les ont portés à ces fonctions font la queue pour trouver du travail ou attendent devant les stands de pain municipal. La solution est claire. Le moyen de briser ce mur de vérité passe par la destruction des murs de mensonges. Mon cher peuple, la spirale de violence, d'abus et de criminalité visant les femmes en est le résultat.
Ce gang, dans ses propos sur le « tueur de bébés aux mains tachées de sang », a affirmé qu'il y avait des conflits entre patients dans les hôpitaux. Une relation client a été établie dans les hôpitaux. Des bébés ont été sacrifiés sur l'autel de cette relation. Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Le ministre de la Santé et le directeur provincial de la santé disent : « Pourquoi devrais-je démissionner ? ». Votre devoir n'est-il pas de servir la nation turque ? Vous êtes chargés de servir les intérêts du Palais, Monsieur le ministre de la Santé ; nos yeux sont restés aveugles et nos oreilles sourdes face au marchandage de la vie des bébés.
Ceux qui prétendent diriger l'État corrompent également ceux qui travaillent. Le président et ses ministres, qui ne sont plus que des secrétaires, ne faisant rien d'autre, ce sont les municipalités qui accomplissent le travail.
POLÉMIQUE SUR LES CRÈCHES
Qui profite de ces crèches ? Ce sont les mères qui travaillent jour et nuit. À qui empêchez-vous l'accès à ce service ?
Ils ne veulent pas mettre fin à la pauvreté, ils veulent l'aggraver. Ce sont là des outils pour nous détruire. Ces outils doivent impérativement être brisés. En remplaçant la pauvreté par la richesse, ils transforment la santé non pas en un secteur, mais en un système.
Ils pensent que cet ordre va perdurer, que nous allons nous y habituer et nous taire. Nous ne nous tromperons pas avec ceux qui se trompent. Notre courage ne sera pas non plus brisé. Tout le monde doit en être convaincu.
Quiconque parvient à échapper une fois aux lois se place au-dessus d'elles. Les règles sociales s'effondrent.
Les mécanismes d'éducation, de santé et de sécurité sociale, au lieu d'assurer l'équité, contribuent aux inégalités de richesse et de revenus.
« JE ME RENDRAI DANS LA RÉGION DU SÉISME EN DÉCEMBRE »
Dans la région touchée par le séisme, les gens sont toujours sans abri, toujours dans des conteneurs, toujours désemparés. Il est de notre devoir d'apporter un remède à cette souffrance. Au cours du mois de décembre, je me rendrai dans la zone du séisme, notamment à Hatay, pour constater sur place ce qui a été fait et ce qui ne l'a pas été, et je partagerai les résultats.
CRISE DES LIEUTENANTS
Erdoğan s'est rendu au Brésil. Nos citoyens ont compris qu'ils ne pouvaient plus manger de viande rouge. Il a approuvé l'importation de bovins depuis l'Uruguay. Une Turquie qui ne soutient pas ses agriculteurs mais importe du fourrage, c'est cela la Turquie qu'ils qualifient de « locale et nationale ». Je ne comprends pas quel genre de politique agricole consiste à mettre nos propres agriculteurs en difficulté.
Ils sont accusés de porter atteinte à la réputation des forces armées turques. Le motif invoqué serait une atteinte à la discipline. Quand ont-ils rompu cet ordre ? Ils ont entaché la réputation du ministère de la Défense nationale.
Quel est l'intérêt de s'engager dans un conflit qui va créer une indignation sociale autour de jeunes lieutenants ? Ne brisez pas l'avenir de ces jeunes pousses. Ces lieutenants ne sont pas des jeunes à expulser, mais des jeunes à protéger.
ERDOĞAN EST-IL DERRIÈRE BAHÇELİ ?
Devlet Bahçeli affirme soutenir ses propos jusqu'au bout. Nous nous demandons si M. Erdoğan soutient M. Bahçeli ou non. J'attends une explication et j'espère qu'il apaisera le cœur de la nation. Le rôle de la politique est de résoudre cette impasse. La politique turque reflète plus que jamais un sentiment d'irresponsabilité.