Les coulisses de l'opération visant le maire de Bayrampaşa

Dans le cadre d'une enquête ouverte sur la municipalité de Bayrampaşa, plusieurs personnes, dont le maire Hasan Mutlu, ont été placées en garde à vue. Le président de la branche stambouliote du CHP, Özgür Çelik, a qualifié cette opération de manœuvre politique.

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Le parquet général d'Istanbul a ouvert une enquête de grande envergure sur la municipalité de Bayrampaşa pour des accusations d'« extorsion », de « corruption », d'« escroquerie qualifiée » et de « trucage d'appels d'offres ». Dans ce cadre, des mandats d'arrêt ont été émis contre 48 personnes.

Le président de la branche stambouliote du CHP, Özgür Çelik, a soutenu lors d'une conférence de presse devant la municipalité de Bayrampaşa que l'opération était illégale.

Çelik a déclaré : « Hasan Mutlu est un maire élu par le peuple, et vous ne pouvez pas changer cette réalité. On lui a demandé de rejoindre l'AK Parti, sous peine de subir une opération. C'est clairement un chantage politique. »

Remettant en question l'impartialité du processus judiciaire, Çelik a ajouté : « Outre notre maire, sa famille et les proches de conseillers municipaux ont également été placés en garde à vue. C'est une application d'un droit de l'ennemi. Ces pressions exercées sur les municipalités du CHP constituent un coup porté à la volonté des électeurs. »

L'enquête porte sur des accusations de « détournement de fonds », de « trucage d'appels d'offres » et de « corruption ». Il a été rapporté que des perquisitions ont été menées dans de nombreux lieux de travail et domiciles. L'organisation stambouliote du CHP s'est rassemblée devant la municipalité de Bayrampaşa pour organiser une manifestation de soutien. Sur les réseaux sociaux, une vaste campagne de soutien a été lancée sous le hashtag #HasanMutluYalnızDeğildir (Hasan Mutlu n'est pas seul).

Hasan Mutlu devrait être déféré devant le tribunal après son audition.