Les messages déchirants envoyés par des jeunes de Kayseri à leurs familles depuis la prison
Les messages écrits à leurs familles par des jeunes arrêtés à Kayseri, suite aux manifestations contre l'incarcération du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, ont ému l'opinion publique. Depuis la prison, ces jeunes ont envoyé des notes pleines d'espoir à leurs proches. Le député du CHP, Aşkın Genç, a qualifié ces arrestations d'illégales.
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À Kayseri, quatre des douze suspects placés en garde à vue après les tensions survenues entre la police et des manifestants protestant contre l'incarcération du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (İBB) et candidat du CHP à la présidence, Ekrem İmamoğlu, ont été placés en détention provisoire par le tribunal pénal de paix de garde.
ILS ONT ENVOYÉ DES MESSAGES À LEURS FAMILLES
Selon les informations relayées par Sözcü, le député du CHP pour Kayseri, Aşkın Genç, a rendu visite aux quatre étudiants incarcérés à la prison de Kayseri. Après sa visite, M. Genç a partagé les messages manuscrits transmis par les jeunes. Les messages envoyés par ces derniers à leurs familles ont été particulièrement poignants. Voici ce que les jeunes ont écrit :
Maman, papa, je vais bien, ne vous inquiétez pas pour moi. Ma sœur, mon frère, je vous aime très fort. Salutations à toi aussi, Eren.
Maman, il n'y a aucun problème, je vais bien. Je t'aime très fort. Prends soin de toi. Je reviendrai bientôt.
Nous allons très bien, ne vous inquiétez pas. Je vous aime très fort. Embrassez Tamsal pour moi.
"LES DÉCISIONS PRISES SONT ILLÉGALES"
S'exprimant après sa visite, le député du CHP, Aşkın Genç, a déclaré que les étudiants avaient exercé leurs droits constitutionnels et qu'ils avaient été arrêtés sans qu'aucun élément ne figure dans leurs dossiers. Notant que le moral des jeunes rencontrés était élevé, le député Genç a ajouté :
Aujourd'hui, c'est un jour de fête. Nous avons rendu visite à nos enfants qui ont été placés en garde à vue et incarcérés ces derniers jours à Kayseri. Ils sont détenus à la prison de Kayseri depuis environ 5 jours. Ils ont été arrêtés, puis incarcérés, pour avoir exercé leur droit de manifester, qui est leur droit constitutionnel le plus naturel.
Quand on regarde leurs dossiers, il n'y a rien, absolument rien qui justifie leur mise en garde à vue. Nous avons parlé avec nos enfants, leur moral est haut, leur préoccupation est la Turquie. Ces enfants sont des étudiants universitaires, des jeunes qui aiment leur pays. Ceux qui les ont arrêtés ont aussi des enfants. Je les ai trouvés extrêmement courageux à l'intérieur.
Ils veulent faire quelque chose pour leur pays. Les décisions prises sont totalement illégales. Je condamne fermement ceux qui ont pris cette décision. J'espère qu'ils seront libérés au plus vite. Ils sont sûrs d'eux. Nos enfants sont en sécurité à l'intérieur. J'espère que nous vivrons dans un pays où le droit, la loi et la justice prévalent.