Menace du conseiller principal du président envers les travailleurs : « Soit l'État l'emporte... »
Une déclaration scandaleuse a été faite par un membre du pouvoir politique, qui a tourné le dos aux demandes de célébration sur la place Taksim lors de la fête du Travail du 1er mai et a pratiquement placé la ville sous blocus. Oktay Saral, conseiller principal du président, a pris pour cible les travailleurs qui ont fait face à une intervention policière alors qu'ils tentaient de marcher vers Taksim.
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Les manifestants, rassemblés à Saraçhane et souhaitant marcher vers la place Taksim, ont été confrontés à un barrage policier au niveau de l'historique aqueduc de Valens. Après les échauffourées, les travailleurs, bloqués par la police, n'ont pas été autorisés à célébrer le 1er mai sur la place Taksim cette année encore.
Le conseiller principal du président, Oktay Saral, a publié un message à caractère menaçant sur son compte de réseau social concernant ces événements.
Saral a pris les travailleurs pour cible en déclarant : « La démocratie est bien trop pour vous et pour ceux qui, comme vous, ne reconnaissent ni la loi ni les règles... Soit l'État l'emporte, soit le corbeau se nourrit de la dépouille ! »
'LA DÉMOCRATIE EST TROP POUR VOUS'
Ignorant le droit des travailleurs à marcher vers Taksim, Saral les a accusés de « vandalisme ».
Déclarant : « Celui dont le souci est de célébrer le 1er mai ne devrait pas avoir pour chemin Taksim... », Saral a utilisé les termes suivants dans sa publication :
Vous refusez de célébrer dans les nombreux espaces jugés appropriés par l'État, et vous sacralisez et érigez Taksim en tabou uniquement pour créer le chaos... Je m'adresse aux vandales qui attaquent les forces de sécurité de l'État et à leurs soutiens ; si vous aviez commis ces actes de vandalisme dans les pays que vous présentez à chaque fois comme des exemples de démocratie, notamment aux États-Unis et en Europe, quel aurait été votre sort ? La démocratie est bien trop pour vous et pour ceux qui, comme vous, ne reconnaissent ni la loi ni les règles... Soit l'État l'emporte, soit le corbeau se nourrit de la dépouille !