Nouvelle déclaration de Can Atalay sur la séance mouvementée à la Grande Assemblée nationale de Turquie : il pointe du doigt Numan Kurtulmuş
Can Atalay a fait une déclaration concernant la séance mouvementée à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM). Affirmant que la crise actuelle ne fera que s'aggraver si elle n'est pas résolue, Atalay a souligné qu'une nouvelle session parlementaire pourrait constituer une opportunité importante. Atalay a également rappelé au président de la TBMM ses responsabilités.
12punto
La Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) s'était réunie le 16 août pour le député de Hatay du Parti des travailleurs de Turquie (TİP), Can Atalay, après que la Cour constitutionnelle (AYM) a rendu une décision déclarant « nulle et non avenue » la déchéance de son mandat parlementaire.
Marquée par des incidents, la séance sur Can Atalay a vu le député de l'AKP, Alpay Özalan, agresser le député du TİP pour Istanbul, Ahmet Şık. Alors que la séance a été suspendue à cinq reprises, la bousculade a causé des blessures au visage au député du CHP, Okan Konuralp, et à la vice-présidente du groupe du parti DEM, Gülistan Kılıç Koçyiğit.
Une déclaration de Can Atalay est parvenue concernant les événements survenus à la TBMM.
Soulignant que l'incident survenu au Parlement est une lutte pour la Constitution, Atalay a fait la déclaration suivante :
« Bien que le sujet soit associé à mon nom, je remercie tous ceux qui, députés, partis, luttent pour défendre la Constitution, les lois, le droit, la justice et l'équité, qui s'opposent à l'arbitraire, qui agissent, déploient des efforts, défendent, soutiennent, font preuve de solidarité et ne se soumettent pas à la violence, en étant conscients des conséquences graves que la pratique à mon encontre a créées et créera encore. »
« Vos efforts sont très précieux pour le présent et l'avenir de notre pays. »
« L'AFFAIRE CAN ATALAY EST-ELLE CLOSE ? »
Examinons la situation actuelle : « L'affaire Can Atalay est-elle close ? » ou a-t-elle pris une dimension encore plus vaste en englobant le Parlement ?
L'« affaire », que l'on tente de clore depuis des mois, continue de s'étendre à chaque étape en englobant, en consumant, en souillant et en fin de compte en impliquant le Parlement, le droit et les institutions.
Ce processus ne peut s'arrêter que lorsque l'ordre clair du droit est exécuté. Même ceux qui cherchent et s'efforcent de maintenir Can Atalay en prison pendant un certain temps voient les dégâts qu'ils ont causés. Réussir à maintenir Can Atalay en prison est le détail le plus insignifiant de l'affaire. Cependant, comme le respect de la Constitution et l'attachement au droit se heurtent à une procédure simple, à savoir la réinscription de Can Atalay sur la liste des députés, il est impossible de contourner le problème ; plus on le réprime, plus il surgit de manière contraignante. Là où la Constitution est bafouée, là où chaque institution qui la bafoue remet en question sa propre légitimité, l'affaire dépasse désormais largement le cadre de l'« affaire Can Atalay ». Tout le monde voit désormais que ce que l'on prétend « terminé » ne l'est pas, que piétiner toute procédure, toute étiquette, toute identité institutionnelle, toute loi et la Constitution pour y parvenir ne donne aucun résultat, et que l'affaire revient inlassablement sur le devant de la scène.
« LE PARLEMENT NE PEUT PAS CONTINUER D'EXISTER EN BAFOUANT LA CONSTITUTION »
« La convocation du Parlement pour une nouvelle session est une opportunité. L'« affaire » sera inévitablement le sujet principal chaque jour à la réouverture du Parlement. Car le Parlement, qui a prêté serment de protéger et d'appliquer la Constitution et qui en est le premier responsable, ne peut continuer d'exister en bafouant lui-même la Constitution. J'espère que cette situation sera prise en compte et que des mesures seront prises sans se réfugier derrière des justifications juridiquement infondées que ceux qui les profèrent connaissent très bien. »
La décision de la Cour constitutionnelle nécessite une procédure simple. La responsabilité et la solution incombent au président du Parlement. Le nom sera inscrit sur la liste des députés et, si jugé nécessaire, la décision sera lue à la tribune du Parlement. Toute la procédure tient dans cette simplicité.
« Je remercie tous mes collègues députés qui agissent en étant conscients que dans l'« affaire Can Atalay », la lutte se concentre sur la question de savoir si le droit constitutionnel prévaudra ou si l'arbitraire l'emportera, et qui déploient des efforts pour appeler à une nouvelle réunion, et je leur souhaite du succès. »
Bien que le sujet soit associé à mon nom, je remercie tous ceux qui, au fond, luttent pour défendre la Constitution, les lois, le droit, la justice et l'équité, qui s'opposent à l'arbitraire, qui agissent, déploient des efforts, défendent, soutiennent, en étant conscients des conséquences graves que la pratique à mon encontre a créées et créera encore... pic.twitter.com/s3hTHACdua
— can atalay (@CanAtalay1) 27 août 2024