Plainte déposée contre Devlet Bahçeli

L'avocat İsmail Hakkı Atal, président du Parti des patriotes républicains, a déposé une plainte auprès du parquet général d'Ankara contre le chef du MHP, Devlet Bahçeli, pour « apologie du terrorisme » en raison de ses déclarations concernant Abdullah Öcalan.

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Le Parti des patriotes républicains, présidé par l'avocat İsmail Hakkı Atal, a déposé une plainte contre Devlet Bahçeli pour « apologie du terrorisme ».

La pétition, qui demande que Bahçeli soit jugé pour « atteinte à l'unité de l'État et à l'intégrité du pays » ainsi que pour « légitimation ou apologie des méthodes des organisations terroristes impliquant la force, la violence ou la menace » en lien avec son appel concernant Abdullah Öcalan, actuellement détenu à İmralı, a été soumise au parquet général d'Ankara.

La plainte, relayée par Veryansın Tv, contient les déclarations suivantes :

« Le suspect visé par la plainte, Devlet Bahçeli, a commis les crimes reprochés en déclarant : "Que le chef terroriste vienne parler devant le groupe du parti DEM à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), qu'il proclame que le terrorisme est totalement terminé et que l'organisation est dissoute. S'il fait preuve de cette détermination, que la voie soit ouverte à un arrangement législatif concernant le droit à l'espoir". »

« Le suspect Devlet Bahçeli est le président d'un parti partenaire de la coalition gouvernementale au sein de la TBMM. Par cette déclaration, il a légitimé les activités terroristes menées depuis 40 ans par Abdullah Öcalan, chef de l'organisation terroriste PKK, responsable directement ou indirectement de la mort de 40 000 personnes, dans le but de détruire l'État de la République de Turquie. »

La pétition poursuit : « L'acte criminel du suspect Devlet Bahçeli ne relève pas de l'immunité parlementaire prévue à l'article 83 de la Constitution. Selon l'article 83/1 de la Constitution, "les membres de la Grande Assemblée nationale de Turquie ne peuvent être tenus responsables de leurs votes et discours lors des travaux de l'Assemblée, des opinions qu'ils y expriment, ni, à moins d'une décision contraire de l'Assemblée sur proposition du Bureau, de la répétition ou de la divulgation de ces opinions en dehors de l'Assemblée". L'immunité parlementaire est une protection liée aux activités législatives, et l'acte du suspect ne constitue pas un discours relevant de ces activités. »