Réaction d'Özgür Özel face aux « protocoles avec les confréries » du ministre Tekin
S'exprimant à İzmir, le président du CHP, Özgür Özel, a vivement réagi aux propos du ministre de l'Éducation nationale, Yusuf Tekin, qui a qualifié les structures de confréries et de sectes d'organisations non gouvernementales (ONG).
12punto
Le président du CHP, Özgür Özel, a participé à İzmir, à Menemen, à la cérémonie commémorant le martyre du sous-lieutenant Mustafa Fehmi Kubilay ainsi que des gardiens Hasan et Şevki.
S'exprimant sur l'actualité à l'issue de la cérémonie, M. Özel a vivement critiqué le ministre de la Défense nationale, Yaşar Güler, et le ministre de l'Éducation nationale, Yusuf Tekin.
« NOUS N'ACCEPTONS PAS CETTE INSOLENCE »
Voici les points saillants des déclarations de M. Özel :
« Mettre sur le même plan ceux qui rappellent à l'ordre ceux qui ne portent pas le portrait d'Atatürk et ceux qui ne l'affichent pas, et ouvrir des enquêtes à leur encontre, est une insolence. Nous n'acceptons pas cette insolence. »
« LES CONFRÉRIES QUE TEKIN QUALIFIE D'ONG SONT CELLES QUI ONT CONSTRUIT LE FOYER QUI A BRÛLÉ À ALADAĞ »
« Le ministre de l'Éducation nationale, Yusuf Tekin, a qualifié certaines confréries et sectes d'organisations non gouvernementales et a défendu les protocoles conclus avec elles. Ces confréries et sectes, que Tekin appelle des ONG, sont celles qui ont construit le foyer qui a brûlé à Aladağ. Ce sont elles qui ont causé la mort atroce de jeunes filles issues de familles pauvres. Celles avec lesquelles ils signent des protocoles sont celles qui n'ont pas su protéger les jeunes enfants victimes de harcèlement et d'abus sexuels dans les foyers de la fondation Ensar, celles qui les ont exploités. Celles avec lesquelles ils signent des protocoles sont celles qui, en exploitant les problèmes de logement et le désespoir des familles, tentent de laver le cerveau des enfants qu'ils accueillent dans leurs foyers, en les liant non pas à cette patrie, à cette nation ou à ce drapeau, mais à une croyance déviante, cherchant à en faire des ennemis de la République et d'Atatürk. »
« Nous lançons un appel à Yusuf Tekin : nous ne vous laisserons pas prendre les enfants des familles travailleuses, honnêtes, laborieuses et pauvres de cette nation pour les exploiter uniquement afin de créer une base idéologique pour vous-mêmes. »