Réaction de la vice-présidente de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Karaca, face à Numan Kurtulmuş
La vice-présidente de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Gülizar Biçer Karaca, a exprimé son mécontentement après que Celal Adan a été chargé de présider l'Assemblée générale, alors que c'était à son tour de le faire, suite à la décision de la Cour constitutionnelle concernant Can Atalay.
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Les récents développements au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) ont suscité une nouvelle controverse après la décision de la Cour constitutionnelle concernant la violation des droits liée à la déchéance du mandat de député de Can Atalay. Le président de la TBMM, Numan Kurtulmuş, a chargé Celal Adan de présider l'Assemblée générale, alors que c'était au tour de la vice-présidente Gülizar Biçer Karaca d'assurer cette fonction. Cette situation a provoqué la réaction de Mme Karaca.
Dans une déclaration écrite, Mme Karaca a affirmé que cette décision constituait une violation de la Constitution, du droit et de la démocratie. « Cette pratique arbitraire est une usurpation de la Constitution et de la démocratie. Ignorer l'ordre constitutionnel revient à proclamer un régime de tutelle autoritaire », a-t-elle déclaré.
Mme Karaca a souligné que le prestige centenaire de la TBMM était entaché et que le principe selon lequel « la souveraineté appartient sans condition à la nation » n'était utilisé que comme un décor. Affirmant que la décision de la Cour constitutionnelle devait être respectée, Mme Karaca a ajouté : « Le peuple de Hatay a élu Şerafettin Can Atalay comme son représentant, et cette volonté doit être respectée. »
Mme Karaca a soutenu que l'attitude de M. Kurtulmuş constituait une violation de l'impartialité et représentait un embargo systématique sur la représentation de l'opposition. « Cette attitude est le signe d'une conception qui réduit la TBMM à un simple agent de loyauté envers l'exécutif », a-t-elle ajouté.
Enfin, Mme Karaca a déclaré que le Parlement n'était pas la maison des gouvernements mais celle de la nation, et qu'aucun pouvoir politique ne pouvait usurper le droit de souveraineté du peuple. « Cette tribune ne parle pas sur instruction, mais selon la Constitution. La souveraineté appartient à la nation », a-t-elle conclu.