Réaction du groupe d'édition Tudem face aux interpellations ! « Écoutez la voix du peuple »

De nombreuses personnes ont été interpellées lors de descentes de police effectuées tôt ce matin à Istanbul et à Izmir. Parmi les personnes arrêtées figurent des journalistes, des photojournalistes et des représentants syndicaux. Le groupe d'édition Tudem a appelé à la fin de ces interpellations, soulignant que le peuple exerce ses droits constitutionnels pour se faire entendre et a exprimé son opposition face à ces détentions arbitraires.

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Alors que les manifestations se poursuivent suite aux opérations visant le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul (IBB), Ekrem İmamoğlu, et d'autres municipalités, des descentes de police ont été menées tôt ce matin à Istanbul et à Izmir. De nombreuses personnes ont été interpellées.

DES JOURNALISTES ÉGALEMENT INTERPELLÉS

Selon une déclaration ultérieure du syndicat DİSK Basın-İş, les opérations de ce matin ont conduit à l'interpellation du journaliste de NOW Ali Onur Tosun, du photojournaliste Bülent Kılıç, de la journaliste Zeynep Kuray, du journaliste de l'AFP Yasin Akgül, du journaliste Hayri Tunç, du photojournaliste de l'IBB Kurtuluş Arı, de la journaliste de Sendika.org Zişan Gür, de l'ancien journaliste de Cumhuriyet Gökhan Kam, ainsi que du photojournaliste Murat Kocabaş à Izmir et de l'éditorialiste de BirGün Barış İnce.

LA RÉACTION DE TUDEM

Le groupe d'édition Tudem a exprimé son indignation face aux interpellations survenues après l'opération judiciaire.

Dans sa déclaration, qui souligne la nécessité de mettre fin aux détentions arbitraires, en particulier celle de leur collègue Barış İnce et de son épouse Sevil İnce, il est indiqué :

« Les inquiétudes académiques et démocratiques exprimées par les jeunes et le peuple concernant l'avenir depuis le 19 mars, en exerçant leurs droits constitutionnels, doivent être correctement interprétées par toutes les parties. Les jeunes veulent étudier et obtenir leur diplôme dans leur université, dans un pays démocratique et libre, sans crainte pour leur diplôme. Ils n'acceptent pas l'annulation des diplômes de leurs professeurs et des élus. Ils sont inquiets pour l'avenir et expriment leur réaction car ils n'ont plus confiance en la justice. Le peuple n'accepte pas que les élus soient jugés en détention en faisant abstraction de la présomption d'innocence. »

La déclaration ajoute également :

« Conformément à l'article 34 de notre Constitution, "Chacun a le droit d'organiser des réunions et des manifestations pacifiques et sans armes, sans autorisation préalable." Nous attendons des forces de l'ordre qu'elles mettent fin immédiatement à la violence exercée contre le peuple et les jeunes qui utilisent ce droit. Nous exigeons la fin des interpellations arbitraires et la libération des personnes concernées, en commençant par notre collègue Barış İnce et son épouse Sevil İnce. Écoutez les jeunes, écoutez la voix du peuple. »