Réponse cinglante du BBP, partenaire de l'Alliance populaire, au DEM Parti : « L'appareil politique de l'organisation terroriste... »

Le DEM Parti et le BBP se sont livrés à un échange de déclarations virulentes sur les réseaux sociaux.

12punto

Une réponse cinglante du DEM Parti a suivi la déclaration du président du Büyük Birlik Partisi (BBP), Mustafa Destici, affirmant que « le DEM devrait se dissoudre ».

Dans sa déclaration, le DEM Parti, qui prétend que son parti est le symbole de la lutte des peuples pour l'égalité, la liberté, la démocratie, la justice et la paix, a affirmé : « Nous ne dissoudrons pas notre parti. Nous sommes là où nous sommes, notre marche se poursuit avec détermination. »

De son côté, la réponse du BBP a été tout aussi virulente. Soulignant les liens du DEM Parti avec l'organisation terroriste PKK, la déclaration indique : « Le DEM, qui ne parvient pas à prendre ses distances avec le terrorisme, continue d'agir avec les réflexes de l'organisation, et mène toujours sa politique au sein de cette mentalité, de cette structure et de cette chaîne de commandement. »

Voici l'intégralité de la déclaration du BBP :

« En tant que Büyük Birlik Partisi, nous savons très bien qui sert quoi dans ce pays, au nom de qui chaque parole est prononcée et quelle structure reçoit des ordres de qui.

Depuis quarante ans, le PKK fait payer un prix à cette nation et à cet État en braquant ses armes contre eux. Le DEM Parti, quant à lui, tente aujourd'hui encore, en tant qu'appareil politique de cette organisation terroriste, de légitimer le sang versé en disant "nous avons payé le prix".

Ceux qui ne condamnent pas ouvertement l'organisation, dont on disait jusqu'à hier qu'elle était dissoute, continuent aujourd'hui de parler avec le langage de cette même organisation.

Le DEM, qui ne parvient pas à prendre ses distances avec le terrorisme, continue d'agir avec les réflexes de l'organisation, et mène toujours sa politique au sein de cette mentalité, de cette structure et de cette chaîne de commandement.

Cette nation sait qui a payé le prix.

Dans les montagnes, dans les rues, à l'école, au marché, dans les casernes ; cette nation, qui a donné des milliers de martyrs lors d'embuscades traîtresses, d'attentats à la bombe et de pièges minés, a payé le vrai prix en résistant au terrorisme.

Alors que le sang de nos martyrs n'est pas encore séché et que les larmes des mères n'ont pas encore cessé de couler, voir ceux qui marchent avec des armes contre la volonté de la nation déclarer aujourd'hui que "notre marche se poursuit" est le nom d'une nouvelle trahison envers la nation.

Qu'avons-nous dit ? Avons-nous dit quelque chose de faux ?

Le KCK et ses dérivés à l'étranger, qui ont déjà sacrifié le PKK, arrivé au point de rupture, pour d'autres objectifs, et cette structure qui tente de survivre grâce à des milliards de dollars de narco-financement sale, se comporte comme si elle s'était dissoute. C'est la réalité.

Le DEM Parti, qui suit ces derniers, tente de faire de la politique sans renier ses appartenances liées au terrorisme, simplement en "changeant d'étiquette".

Cela ne suffit pas ! Cette nation est désormais rassasiée de jeux de noms.

Qu'avons-nous dit : Dissolvez-vous, cette structure et cette mentalité "sans condition" ! Une mentalité qui a porté atteinte à l'unité de ce pays et qui impose encore des conditions à cet État ne peut avoir sa place dans l'espace politique sans s'être "totalement" purifiée, et ne peut utiliser la politique comme un outil pour ses idées séparatistes et divisatrices !

Notre appel au DEM Parti n'est pas seulement juridique, c'est un appel moral, conscient et national.

Il est impératif que cette structure, qui n'a jamais rompu ses liens avec le PKK, qui agit avec la mentalité de l'organisation de ses cadres à son discours, et qui tente de donner des leçons à la volonté fondatrice de l'État dès qu'elle en a l'occasion, se débarrasse non seulement d'elle-même, mais aussi de la mentalité qu'elle porte.

Nous n'avons pas fait cet appel pour la polémique. Ces mots ne sont pas nés de la haine, mais de la loyauté envers l'État, la nation, les martyrs et la patrie.

Le Büyük Birlik Partisi est opposé au terrorisme et à la politisation du terrorisme aujourd'hui comme hier. Rester silencieux ou subir est une trahison envers cette nation, qu'elle soit kurde ou turkmène.

La traduction de la phrase "Nous avons payé le prix" du DEM est la suivante : "Nous sommes arrivés en faisant payer un prix à cet État et à cette nation, et maintenant nous essayons de faire passer ce passé pour un droit."

Nous ne le permettrons pas, autant que nous le pourrons.

Notre parti exerce ses activités sans interruption depuis plus de 32 ans.

Le Büyük Birlik Partisi a été le seul parti à axe "national/spirituel" à maintenir sa présence avec stabilité à travers les troubles politiques, les changements de gouvernement, les fermetures de partis et les processus de coup d'État en Turquie, à ne jamais s'être associé à l'organisation terroriste et ses dérivés en aucune circonstance, et surtout, à avoir donné son leader fondateur en martyr, lui qui menait sa politique dans la direction de l'amour de la patrie.

Le Büyük Birlik Partisi assume ses paroles jusqu'au bout.

Il continuera de se tenir debout, aussi bien sur la place publique que devant la justice, face à toute structure visant l'unité, la fraternité et l'indépendance de ce pays. »