Sommet surprise au Parlement : Özgür Özel évoque des « élections partielles », Erdoğan rencontre Numan Kurtulmuş
Le président Erdoğan a tenu une réunion surprise au Parlement avec le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, après la réunion de groupe de son parti. La tenue de cette rencontre, juste après les déclarations remarquées du président du CHP, Özgür Özel, a suscité l'attention.
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Le président de l'AKP et chef de l'État, Recep Tayyip Erdoğan, a rencontré le président du Parlement, Numan Kurtulmuş, à l'issue de la réunion de groupe de son parti à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM). Cette rencontre a suscité la curiosité de l'opinion publique, et le timing de cet entretien a particulièrement attiré l'attention.
Lors de son discours devant le groupe parlementaire, les critiques d'Erdoğan à l'encontre du CHP et de son président, Özgür Özel, ont été mises en avant. Dans son allocution, le président Erdoğan a également félicité l'équipe nationale de football et a transmis des messages concernant l'agenda du pays.
Après la réunion de groupe, Erdoğan s'est rendu directement au bureau du président du Parlement, accompagné du vice-président du groupe AKP, Abdullah Güler.
Aucune déclaration officielle n'a encore été faite concernant les détails de cette rencontre. Il est attendu que des informations sur le contenu et les sujets abordés soient communiquées ultérieurement.
ÖZGÜR ÖZEL AVAIT ANNONCÉ QU'IL RENCONTRERAIT KURTULMUŞ
Le leader du CHP, Özgür Özel, avait déclaré lors d'une conférence de presse tenue l'avant-veille qu'il rencontrerait le président du Parlement, Numan Kurtulmuş, et qu'une fois la décision d'élections anticipées prise, ils entreprendraient une autre action. Il avait affirmé : « Il y a une position que le président du Parlement doit adopter concernant les élections partielles. Nous ferons ce qui nous incombe. Nous pensons qu'il est nécessaire d'installer des urnes pour des élections partielles. Une fois cette décision prise, nous aurons une autre initiative très ambitieuse, que nous annoncerons ce jour-là. »
Interrogé à nouveau sur cette rencontre, Özel a ajouté les propos suivants :
« J'ai un agenda concernant les élections partielles, mais j'ai aussi d'autres sujets à aborder avec M. Numan. C'est lui qui a effectué la dernière visite, et je vais donc y aller à mon tour. J'ai d'autres points à discuter avec Monsieur le Président. Par exemple, ils ont fait lire la décision concernant Can Atalay. La Cour constitutionnelle a rendu une nouvelle décision déclarant que « la décision lue est nulle et non avenue », mais ils ne l'ont pas fait lire. Can Atalay est détenu inutilement. Aujourd'hui, 50 députés ont signé le rapport présidé par M. Numan, déclarant que « les décisions de la Cour constitutionnelle doivent être appliquées sans réserve ». En réalité, c'est M. Numan qui devrait agir. Il n'y a aucune utilité pratique à signer un vœu avec 50 personnes pour quelque chose qu'il peut faire lui-même. Puisque cette signature reflète aussi votre volonté, celle de tout le Parlement, vous avez présidé cette commission. Faites ce qui vous incombe au plus vite. On dit qu'une hirondelle ne fait pas le printemps, mais que le printemps commence avec la fleur que vous ferez éclore. »
« Que Can Atalay soit libéré, et que les administrateurs nommés (kayyım) soient révoqués. J'ai de tels sujets à l'ordre du jour, qui traînent depuis avant la fête. Je souhaiterais également lui rendre visite pour lui présenter mes vœux de fête. Il y a des étapes très importantes de démocratisation, le septième article du rapport en fait partie. Ce septième article contient des mesures de démocratisation visant les procès sans détention. Ils doivent prendre l'initiative à ce sujet. Voilà ce qu'il en est. Mais à partir d'aujourd'hui, mon agenda principal est de porter la question des urnes pour les élections partielles à l'ordre du jour de cette nation. Nous avons un travail en deux phases à ce sujet. La première phase est celle dont je vous ai parlé. La seconde phase concerne les mesures que nous prendrons une fois la décision prise ou la volonté politique clarifiée sur ce point. »