Sortie explosive de proches d'Özgür Özel contre Kılıçdaroğlu : « Ils n'ont aucun souci de porter le CHP au pouvoir, leur seul désir est... »

Alors que les rumeurs d'exclusion de députés se multiplient au sein du CHP, les processus disciplinaires de la direction et son approche interne ont déclenché une nouvelle vague de débats.

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Les débats qui ont débuté au sein du CHP après l'accession de Kemal Kılıçdaroğlu à la tête du parti suite à une décision de nullité absolue se poursuivent.

La direction issue de cette décision, qui a entamé un mouvement de purge, a jusqu'à présent démis 36 présidents de fédérations provinciales de leurs fonctions. Alors que l'exclusion de 9 députés est réclamée, des allégations d'exclusion concernant de nouveaux députés émergent chaque semaine.

Tandis que des rumeurs d'exclusion circulent également au sujet de députés ayant rejoint le CHP depuis d'autres partis sous l'ère Özgür Özel, Ümit Dikbayır et Adnan Beker, venus du Bon Parti (İYİ Parti), ont quitté leurs partis lors des débats en cours. Par ailleurs, il est avancé que certains députés, actifs au sein du CHP depuis de longues années et ayant travaillé par le passé avec Kemal Kılıçdaroğlu, pourraient également être visés par des procédures disciplinaires.

L'ACCENT MIS SUR L'« IDENTITÉ INSTITUTIONNELLE » DANS LE PROCESSUS DISCIPLINAIRE

La direction issue de la décision de nullité affirme que ses critères fondamentaux dans les processus disciplinaires sont une volonté de « purification » et la « protection de l'identité institutionnelle du parti ». Déclarant qu'ils ne mèneront pas un processus d'exclusion global, le camp de Kılıçdaroğlu cite en exemple les changements effectués dans les présidences provinciales. Précisant qu'environ 10 des quelque 40 présidents provinciaux démis de leurs fonctions ont été traduits en conseil de discipline, la direction a soutenu que les décisions disciplinaires prises étaient « nécessaires pour protéger l'identité institutionnelle du parti ».

RÉACTION DU CAMP D'ÖZEL AUX DÉCISIONS DISCIPLINAIRES

Selon les informations de Cumhuriyet, les proches d'Özgür Özel s'opposent à la fois aux changements de fonctions au sein des organisations provinciales et aux processus d'exclusion. Soutenant que l'on cherche à empêcher ceux qui critiquent la décision de nullité de faire de la politique au sein du parti, des membres du camp d'Özel ont fait l'évaluation suivante : « Il n'y a aucun critère pour ces exclusions. Même si nous acceptions qu'ils excluent les personnes dont les noms sont cités dans des procès, ils traduisent également en conseil de discipline ceux qui déclarent ne pas reconnaître la direction issue de la nullité. Ils agissent par rancœur, c'est pourquoi ils procèdent même à des licenciements. Ils démettent de leurs fonctions, sans aucun motif, des directions provinciales élues qui ne font l'objet d'aucun procès concernant leurs congrès. La direction actuelle n'a aucun souci de produire de la politique ou de porter le CHP au pouvoir. Leur seul désir est de consolider leur pouvoir interne au parti, et pour cela, ils procèdent à des exclusions. Ils ne fondent pas cela sur l'autorité qu'ils ont reçue du congrès au sein du parti, mais sur l'autorité qu'ils ont reçue de la justice du Palais. »