Les femmes descendent dans la rue pour le 1er anniversaire du meurtre d'İkbal et Ayşenur

Les Comités de solidarité des femmes manifesteront le 4 octobre à Istanbul, Ankara et Izmir, à l'occasion du premier anniversaire du meurtre d'Ayşenur Halil et İkbal Uzuner, âgées de 19 ans, sous le slogan : "Commémorer ne suffit pas, nous demandons des comptes".

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Le 4 octobre 2024, Semih Çelik, âgé de 19 ans, a brutalement assassiné İkbal Uzuner au domicile de ce dernier à Eyüpsultan, à Istanbul, puis peu après Ayşenur Halil sur les remparts d'Edirnekapı, dans le quartier de Fatih. Après ces meurtres, il s'est donné la mort.

Pour le premier anniversaire de ces crimes, le samedi 4 octobre, les femmes descendront dans la rue dans trois grandes villes à l'appel des Comités de solidarité des femmes (KDK).

Les rassemblements auront lieu à Istanbul à 19h30 devant la statue du Taureau à Kadıköy, à Ankara à 18h00 devant la banque İş Bankası dans la rue Sakarya, et à Izmir à 18h00 devant la librairie Penguen à Alsancak.

Voici la déclaration du KDK :

"Un an après le meurtre monstrueux d'İkbal et Ayşenur, nous nous réunissons pour dire que commémorer ne suffit pas et que nous demandons des comptes.

Chaque jour, des femmes sont encore assassinées. Avec des armes dont on ignore la provenance, malgré les ordonnances de protection, malgré les bracelets électroniques... Dans ce contexte, nous n'acceptons pas que seul l'auteur du crime soit tenu pour responsable.

Notre appel s'adresse à toutes les femmes qui disent ne plus vouloir enterrer leurs proches ni se contenter de commémorations !

Nous avons des comptes à demander à tous ceux qui ont fait preuve de négligence ou qui portent une responsabilité dans les féminicides et les violences faites aux femmes, à commencer par le ministre de l'Intérieur Ali Yerlikaya. Vous êtes coupables !"

"NOUS AVONS DES COMPTES À DEMANDER"

Senem Doruk İnam, responsable du KDK, a déclaré ce qui suit concernant les actions prévues : "Chaque jour, nous nous réveillons avec un nouveau féminicide. Le temps passe, mais l'histoire ne change jamais. Les demandes de protection des femmes et leurs appels à l'aide reçoivent pour réponse des armes. Nous mourons. Une année s'écoule et ni les meurtriers ni les responsables ne rendent de comptes.

Ça suffit, nous ne voulons plus enterrer nos mortes ni faire de commémorations. C'est pourquoi il est temps de demander des comptes.

Ayşenur et İkbal ont été tuées le 4 octobre 2024. Un an plus tard, le même jour, nous dirons que commémorer ne suffit pas et que nous demanderons des comptes.

Nous avons des comptes à demander à tous ceux qui ont fait preuve de négligence ou qui portent une responsabilité dans les féminicides, à commencer par le ministre de l'Intérieur."