Avertissement scientifique à la FIFA : les matchs menacés par une chaleur extrême

Selon l'analyse de scientifiques, environ un quart des matchs de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 pourraient se jouer dans des conditions de chaleur dangereuses. Miami et Kansas City sont notamment citées comme des villes à haut risque.

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Selon l'analyse de scientifiques, environ un quart des matchs de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 pourraient se jouer dans des conditions de chaleur dangereuses. Miami et Kansas City sont notamment citées comme des villes à haut risque.

Alors que l'effervescence autour de la Coupe du Monde grandit, un sérieux avertissement concernant la « chaleur » a été adressé aux organisateurs par la communauté scientifique. Les dernières analyses réalisées par World Weather Attribution indiquent que le tournoi géant de 2026, qui se déroulera pour la première fois dans trois pays avec 48 équipes, pourrait s'avérer risqué tant pour les athlètes que pour les supporters en raison des températures extrêmes.

Voici les détails marquants concernant le danger climatique qui pèse sur la Coupe du Monde de la FIFA 2026 :

« Le climat a radicalement changé depuis 1994 »

Les analyses soulignent que depuis le tournoi de 1994, la dernière Coupe du Monde organisée en Amérique du Nord, les conditions climatiques ont radicalement changé en raison des activités humaines. Sous l'effet du réchauffement climatique, il est affirmé que le risque de chaleur extrême et d'humidité élevée lors du tournoi de cette année est bien plus important que par le passé.

« Un quart des matchs au seuil critique »

Selon l'étude, environ 25 % des 104 matchs prévus durant le tournoi pourraient dépasser le seuil de 26 degrés de température humide (WBGT), considéré comme critique pour la sécurité des joueurs.

-Qu'est-ce que le WBGT ? Un indice qui mesure la capacité du corps à se refroidir par la transpiration, en tenant compte de l'humidité et du vent.

-Seuil critique : Au niveau de 26 degrés WBGT, la FIFPRO (Syndicat mondial des joueurs) recommande de rendre obligatoires des mesures de refroidissement, telles que des « pauses fraîcheur » pendant les matchs.

« Risque d'annulation ou de report pour 5 matchs »

L'analyse prévoit qu'environ 5 matchs pourraient voir leur valeur WBGT dépasser les 28 degrés (ce qui correspond à environ 38 degrés de température sèche). Selon les règles de la FIFPRO, ce niveau n'est pas considéré comme sûr pour la pratique du jeu et il est recommandé de reporter les matchs.

« Les villes les plus à risque : Miami et Kansas City »

Seuls 3 des 16 stades qui accueilleront le tournoi disposent de systèmes de refroidissement avancés. Les villes où le risque de chaleur est le plus élevé sont classées comme suit :

-Miami et Kansas City : Les zones à plus haut risque.

-New York, New Jersey et Philadelphie : Autres points où les systèmes de climatisation sont absents mais où le risque de chaleur est élevé.

-Match final : La probabilité que le match final, qui se jouera à New York/New Jersey, dépasse la limite des 26 degrés est estimée à 1 sur 8, tandis que la possibilité d'atteindre le seuil dangereux de 28 degrés est également envisagée.

« Appel des experts à la FIFA »

Les scientifiques et les syndicats de joueurs soulignent que cette situation doit servir de « signal d'alarme » pour les organisateurs.

-Dr. Joyce Kimutai (Imperial College London) : Elle soutient que décaler les horaires des matchs vers les moments les plus frais de la journée pourrait être une solution, mais que le risque ne disparaîtrait pas totalement.

-Prof. Friederike Otto : Elle souligne que le fait que le plus grand événement sportif mondial soit confronté à un risque de chaleur « susceptible d'entraîner des annulations » est la preuve la plus concrète de la manière dont le changement climatique affecte durement tous les aspects de la vie.

À la lumière de ces données, la manière dont la FIFA ajustera le calendrier du tournoi et les protocoles de santé des joueurs reste une question en suspens.