Les tarifs de Digiturk varient selon les provinces : ils regardent les mêmes matchs mais ne paient pas le même prix
Il est apparu que Digiturk applique une tarification différenciée selon les provinces pour son forfait « Yıldız Dolu » (Plein d'étoiles). Alors que le coût mensuel de ce forfait, qui couvre le même contenu de diffusion, varie entre 399 TL et 579 TL, l'écart annuel entre Diyarbakır et İzmir atteint 2 160 TL. Si Digiturk semble appliquer différentes campagnes de tarification, aucune explication détaillée n'a été fournie quant aux critères économiques justifiant cette distinction régionale.
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Il a été révélé que beIN Sports, diffuseur de la Trendyol Süper Lig, applique des tarifs différents selon les provinces pour ses abonnements Digiturk. Le coût mensuel du forfait « Yıldız Dolu », qui propose le même contenu, varie en fonction de la région où se trouve l'abonné.
Selon la grille tarifaire actuelle des canaux de vente de Digiturk, le forfait est facturé selon trois zones distinctes. Le coût mensuel de l'offre « Yıldız Dolu », proposée avec une option de 12 mensualités par carte bancaire, est de 399 TL en zone 3, 449 TL en zone 2 et 579 TL en zone 1.
UN ÉCART DE 2 160 TL ENTRE LES PROVINCES
En raison de cette tarification différenciée, le montant payé pour le même forfait varie d'une ville à l'autre. Alors que le tarif mensuel est de 399 TL à Diyarbakır, située en zone 3, il s'élève à 579 TL à İzmir, qui fait partie de la zone 1.
Ainsi, l'écart mensuel entre les deux provinces est de 180 TL, tandis que la différence totale sur une année atteint 2 160 TL.
Malgré la variation des prix, il n'y a aucune différence dans le contenu proposé par les forfaits selon les régions. Toutes les offres incluent, en plus des matchs de la Süper Lig, la TFF 1. Lig, la Premier League, la Basketbol Süper Ligi, la Formule 1 et d'autres chaînes sportives. Les diffusions sont accessibles via le satellite Türksat.
QUELLES PROVINCES SONT INCLUSES DANS LES ZONES ?
La tarification ne repose pas uniquement sur une distinction entre l'est et l'ouest. La zone 3 comprend Diyarbakır, Van, Mardin, Şanlıurfa, Hakkari, Adana, Mersin, Gaziantep, Hatay et Çorum.
La zone 2, facturée 449 TL, inclut des provinces telles qu'Antalya, Bursa, Kocaeli, Muğla, Manisa et Eskişehir, tandis qu'Istanbul et İzmir appartiennent au groupe de la zone 1.
POURQUOI DİGİTURK FAIT-ELLE CELA ?
Selon les informations rapportées par Odatv, la page d'assistance officielle de Digiturk utilise les termes « Campagne pour les provinces prioritaires en matière de développement » et « Campagne pour les provinces supplémentaires ». Cependant, aucun calcul détaillé expliquant les critères économiques ayant servi à définir les zones 1, 2 et 3 ne figure sur les pages accessibles au public.
Selon les informations obtenues, il a été indiqué que la tarification prend en compte le niveau de revenu moyen des provinces ainsi que le classement du développement socio-économique de l'institut statistique turc (TÜİK), avec pour objectif d'augmenter le nombre d'abonnés officiels dans les régions où le pouvoir d'achat est relativement faible.
Il a également été précisé que, dans les provinces où la sensibilité aux prix est élevée, le taux d'utilisation de la télévision pirate/IPTV est plus important ; l'objectif serait donc d'orienter les téléspectateurs illégaux vers des abonnements légaux en réduisant les tarifs.
RÉACTIONS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
Cette pratique a suscité l'indignation de certains supporters. Les utilisateurs, jugeant injuste l'existence d'une différence tarifaire basée sur la situation géographique pour des abonnés regardant les mêmes rencontres, ont lancé des appels sur les réseaux sociaux au ministère du Commerce et aux comités d'arbitrage de la consommation.
Aucune déclaration officielle n'a encore été faite par le diffuseur à ce sujet.