Interdiction choc pour les commerçants à Istanbul : ceux qui enfreignent la règle devront fermer boutique
La préfecture d'Istanbul a mis en place de nouvelles réglementations contre le racolage agressif, connu sous le nom de « hanutçuluk », dans les zones touristiques. L'installation de caméras est désormais obligatoire pour les établissements. Les employés ne pourront dire « bienvenue » qu'en restant dans une limite de 50 centimètres devant leur commerce.
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La préfecture d'Istanbul a mis en œuvre de nouvelles mesures pour prévenir le racolage agressif, une pratique souvent dénoncée dans les zones à forte fréquentation touristique. La préfecture a clarifié les règles afin d'éviter que les citoyens et les touristes ne soient importunés.
OBLIGATION D'INSTALLER DES CAMÉRAS POUR LES ÉTABLISSEMENTS
Selon la nouvelle réglementation, tous les établissements opérant dans les zones touristiques ont désormais l'obligation de disposer de caméras de sécurité capables d'enregistrer le son et l'image, avec une vue sur l'extérieur. Ainsi, les comportements des commerçants comme ceux des équipes de contrôle seront enregistrés.
UNE LIMITE DE 50 CENTIMÈTRES POUR LES EMPLOYÉS
Dans le cadre des règles établies par la préfecture, les propriétaires et les employés des commerces ne pourront inviter les clients qu'en leur disant « bienvenue » sans dépasser une distance de 50 centimètres devant l'établissement. Des sanctions pénales seront appliquées à ceux qui dépassent cette limite et adoptent des comportements importunant les clients.
DÉCLARATION DE LA PRÉFECTURE
Voici l'intégralité de la déclaration faite par la préfecture à ce sujet :
« Notre province accueille chaque année des millions de touristes locaux et étrangers grâce à ses valeurs historiques et culturelles. Il est essentiel pour l'ordre public et l'image de notre ville que les touristes puissent passer leur séjour dans la paix et la sécurité. Cependant, les comportements affichés par certains établissements, connus sous le nom de « racolage » (orienter les clients contre leur volonté, les importuner ou les soumettre à une pression commerciale), nuisent à l'image touristique de notre ville, portent atteinte à la réputation générale des commerçants et menacent la sécurité et la tranquillité des touristes. »
Par ailleurs, dans le cadre du principe d'honnêteté des activités commerciales, il est impératif d'éviter les méthodes d'approche des clients qui entravent la libre circulation des piétons devant les commerces ou qui importunent les touristes et nos concitoyens par leur insistance, leur volume sonore élevé ou tout contact physique.
Article 37 de la loi sur les délits mineurs n° 5326 : « (1) Quiconque importune autrui pour vendre des biens ou des services est passible d'une amende administrative de cinquante livres turques. (2) Les forces de l'ordre ou les agents de la police municipale sont habilités à infliger cette amende administrative pour ce délit. »
Article 38 de ladite loi : « (1) Quiconque occupe des places, avenues, rues ou trottoirs fréquentés par les piétons, ou y expose des marchandises à la vente sans l'autorisation écrite explicite des autorités compétentes, est passible d'une amende administrative de cinquante livres turques infligée par les agents de la police municipale. »
Article 8, paragraphe (f) de la loi sur les devoirs et pouvoirs de la police n° 2559 : « Ceux qui organisent des excursions quotidiennes avec tout type de véhicule maritime ou qui vendent des biens et services, et qui utilisent des méthodes importunant l'environnement ou les clients lors de la promotion de leurs activités ou de l'accueil des clients, sont interdits d'activité pour une période temporaire ne dépassant pas trente jours par la plus haute autorité civile locale. » Conformément à ces dispositions, des sanctions administratives peuvent être appliquées afin de prévenir les actes susmentionnés.
Cependant, notre gouvernorat reçoit diverses plaintes concernant les sanctions pénales appliquées par les unités de police à certains établissements situés dans les zones touristiques pour cause de « hanutçuluk ». Dans ce contexte, afin de prévenir les plaintes injustifiées, de permettre aux commerces de travailler dans un environnement plus serein et sécurisé, de mener les contrôles de manière transparente et d'établir un climat de confiance entre les commerçants et les citoyens :
1. Veiller à ce que tous les établissements opérant dans les zones touristiques soient équipés de caméras capables d'enregistrer le son et l'image, placées de manière à surveiller l'extérieur.
2. Assurer une coopération de principe entre nos commerçants conformément aux règles d'éthique professionnelle et informer les chambres de commerce et les organisations professionnelles concernées au sujet de cette circulaire,
3. Poursuivre avec détermination, par les municipalités et les unités de police dans leurs zones de responsabilité respectives, des contrôles réguliers visant à prévenir les actes susmentionnés qui troublent l'ordre public et sont contraires à l'éthique commerciale,
4. Assurer l'utilisation de caméras corporelles et de drones lors des contrôles effectués par nos unités de police,
5. L'interdiction pour les propriétaires ou les employés d'effectuer toute action autre que celle de souhaiter la bienvenue aux clients, sans dépasser une distance de 50 cm devant le commerce,
6. Il est interdit d'offrir des rafraîchissements ou de faire la promotion de produits en dehors des limites de l'établissement, de même que tout contact physique ou obstruction du passage. De plus, les autorités de contrôle ne toléreront en aucun cas les discours bruyants, insistants ou importuns, même à l'intérieur des limites du commerce.
Il est impératif de ne pas autoriser ces pratiques.
7. Les sanctions de fermeture administrative infligées aux établissements doivent être progressivement augmentées (3 jours pour la première infraction, 5 jours pour la deuxième, 10 jours pour la troisième).
Je vous prie de bien vouloir veiller à ce que les points mentionnés ci-dessus soient suivis avec rigueur par les responsables hiérarchiques, en commençant par nos sous-préfets, et de faire en sorte qu'aucune faille ne soit tolérée dans leur application.