Peine de prison pour l'acteur hongkongais Gregory Wong

L'acteur de renommée mondiale Gregory Wong et 11 autres personnes ont été condamnés à 6 ans et 2 mois de prison pour leur rôle dans l'assaut du Conseil législatif lors des manifestations organisées à Hong Kong en 2019.

İHA

À Hong Kong, des manifestations avaient éclaté contre des projets de loi facilitant l'extradition des suspects vers la Chine, et un groupe de manifestants avait pris d'assaut le bâtiment du Conseil législatif.

Dans le cadre de l'enquête menée sur l'incident, la plupart des accusés ont été reconnus coupables d'émeute.

L'acteur Gregory Wong et 11 autres personnes ont été condamnés à des peines de prison pour leur rôle dans l'assaut du bâtiment du Conseil législatif.

LES PEINES ONT ÉTÉ ANNONCÉES

Wong, âgé de 45 ans, qui a reçu l'une des peines les plus lourdes, a été condamné à 6 ans et 2 mois de prison.

Outre Wong, les militants Ventus Lau et Owen Chow, liés aux manifestations pro-démocratie, ont été condamnés respectivement à environ 4,5 ans et 5 ans de prison. Deux journalistes ont quant à eux écopé d'amendes pour être entrés illégalement dans le Conseil législatif à ce moment-là.

Le juge Li Chi-ho a déclaré, à l'issue de l'audience tenue aujourd'hui, que l'assaut du Conseil législatif avait causé non seulement des dommages matériels, mais avait également eu des effets sociaux « durables ».

QUE S'ÉTAIT-IL PASSÉ ?

Le projet de loi facilitant l'extradition des suspects de Hong Kong vers la Chine avait été présenté au parlement le 3 avril 2019, et des manifestations de masse à grande échelle avaient éclaté en juin alors que les débats se poursuivaient au parlement.

Après que les manifestations, qui ont duré des mois, se soient transformées en violences, la dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, avait fait marche arrière et annoncé en juillet la suspension du projet de loi. Cependant, le recul de Lam s'étant avéré insuffisant, le projet de loi a été annulé le 4 septembre suite à la poursuite des manifestations par les militants.

Néanmoins, la tension ne retombant pas dans les rues de Hong Kong, le projet de loi a été retiré le 23 octobre.