Réquisition de jusqu'à 3 ans de prison contre Mabel Matiz
Les réquisitions ont été prononcées dans le procès de Fatih Karaca, connu sous le nom de scène Mabel Matiz, poursuivi pour les paroles de sa chanson "Perperişan", accusées de contenir des descriptions obscènes et de présenter un danger pour les enfants en l'absence de restriction d'âge. Une peine allant jusqu'à 3 ans de prison a été requise contre l'artiste.
İHA
Le procès du chanteur Fatih Karaca, connu sous le nom de Mabel Matiz, s'est poursuivi. Il est accusé de contenir des descriptions obscènes dans les paroles de sa chanson "Perperişan" et de présenter un danger pour les enfants en raison de l'absence de restriction d'âge. Mabel Matiz n'était pas présent à l'audience qui s'est tenue devant le 54e tribunal correctionnel d'Istanbul, mais les avocats des parties étaient présents. L'avocat du ministère de la Famille et des Services sociaux, intervenant à l'audience, a demandé la condamnation du prévenu, arguant que les éléments constitutifs du délit d'"obscénité" étaient réunis dans la chanson. Les avocats de la défense ont, quant à eux, demandé un délai au tribunal pour préparer leurs plaidoiries.
JUSQU'À 3 ANS DE PRISON REQUIS
Lors de l'audience, le procureur de la République a présenté ses réquisitions sur le fond, demandant que le prévenu Fatih Karaca soit condamné à une peine allant de 6 mois à 3 ans de prison pour le délit de "diffusion d'images, d'écrits ou de paroles obscènes par voie de presse ou de médias".
DÉLAI ACCORDÉ AUX PARTIES
Le tribunal a rendu sa décision intermédiaire, accordant un délai aux parties pour présenter leurs défenses et déclarations concernant les réquisitions, et a renvoyé l'affaire. Le verdict du tribunal est attendu lors de la prochaine audience.
EXTRAITS DE L'ACTE D'ACCUSATION
L'acte d'accusation préparé par le parquet d'Istanbul indique que les paroles de la chanson "Perperişan", appartenant au suspect Karaca, provoquent indirectement le désir sexuel, créent des connotations érotiques à travers des métaphores corporelles et spirituelles, et contiennent des descriptions liées à l'acte sexuel, lesquelles sont facilement compréhensibles par tous.
Il est précisé que les paroles présentent un danger pour la protection des enfants.
L'acte d'accusation souligne que cette chanson a été partagée publiquement sur les réseaux sociaux avec le consentement et l'approbation du suspect, et qu'aucune restriction d'âge n'a été appliquée aux diffusions sur ces plateformes numériques, ce qui constitue un danger pour l'ordre public et la protection des enfants.
Il est indiqué que, notamment au regard de la cohérence globale de ces deux phrases, la défense du suspect n'est pas convaincante.
L'acte d'accusation ajoute que la publication sur des plateformes accessibles aux enfants aggrave la qualification de l'infraction reprochée à Fatih Karaca. Bien que le suspect ait nié les accusations dans sa déposition, affirmant que l'expression "diyo şeytan üstüne atla da sal kuşu hanesine" était utilisée pour signifier l'envoi d'un message à la maison de la personne aimée, il est noté que, au regard de l'ensemble de la chanson et particulièrement de la cohérence de ces deux phrases, la défense du suspect ne tient pas.
Réquisition de jusqu'à 3 ans de prison
Dans l'acte d'accusation, il est requis que le suspect Fatih Karaca soit condamné à une peine de 6 mois à 3 ans de prison pour le délit d'"intermédiation dans la diffusion de contenus obscènes".