Symbole du 6 février : cette photo est finaliste du prix Pulitzer

La photo prise par le photographe Adem Altan au complexe Ebrar à Kahramanmaraş, devenue le symbole du séisme, est finaliste dans la catégorie « Photographie de dernière minute » du prix Pulitzer. Altan a déclaré : « J'aurais aimé que cette catastrophe n'ait pas eu lieu et que je n'aie pas eu à prendre cette photo. »

12punto

La photo de Mesut Hançer, tenant la main de sa fille sous les décombres du complexe Ebrar à Kahramanmaraş, prise au deuxième jour du séisme et devenue le symbole des tremblements de terre du 6 février, est finaliste du prix Pulitzer.

Le photographe Adem Altan, qui a immortalisé ce moment, est l'un des trois finalistes dans la catégorie « Photographie de dernière minute » (Breaking News Photography) de l'un des prix de photographie les plus prestigieux au monde.

L'université Columbia, qui décerne ces prix, a annoncé hier les lauréats ainsi que les finalistes.

« UNE JOIE AMÈRE »

Adem Altan a appris que sa photo était finaliste du Pulitzer par un appel téléphonique tardif d'un ami journaliste.

S'exprimant auprès de 10Haber, Altan a déclaré qu'il était heureux d'être finaliste d'un prix aussi prestigieux, mais qu'il ressentait une joie amère.

Altan a confié : « C'est gratifiant que le nom de la Turquie soit mentionné dans des compétitions internationales, et j'en suis très heureux. Mais c'est évidemment une joie amère. J'aurais aimé que cette catastrophe n'ait pas eu lieu et que je n'aie pas eu à prendre cette photo. »

« QUELQU'UN QUI A OBTENU UN TEL SUCCÈS... »

Altan travaille comme photographe indépendant depuis janvier, car le bureau d'Ankara de l'AFP (Agence France-Presse) a été fermé. Altan a dû quitter l'agence. Précisant que ce départ n'était pas de son fait mais résultait d'une décision de l'AFP, il a déclaré :

« Ce genre de choses n'arrive pas à quelqu'un qui obtient un tel succès et remporte des prix dans le monde. Mais c'est arrivé. L'agence a appelé pour me féliciter et des échanges ont eu lieu pour me souhaiter une bonne continuation, mais c'est tout. Il n'y a rien d'autre. C'est déjà ça… »