Le débat sur le patrimoine entre Emir (CHP) et Gökçek (AKP) s'intensifie au Parlement
La discussion entamée à l'Assemblée nationale turque sur les retraites et l'économie a pris une tournure virulente avec les accusations de Murat Emir (CHP) concernant le patrimoine d'Osman Gökçek (AKP). Emir a interpellé Gökçek en demandant : "D'où vient l'argent pour Beyaz TV et les villas ?"
La tension est montée d'un cran à la Grande Assemblée nationale de Turquie lors d'une séance consacrée aux difficultés économiques et sociales rencontrées par les retraités.
Les accusations mutuelles entre les députés de l'AKP et du CHP ont fini par porter sur des questions de patrimoine personnel.
Le débat, qui a débuté après le rejet par les votes de l'AKP et du MHP d'une proposition du CHP visant à enquêter sur les problèmes des retraités, a vu le député d'Ankara Adnan Beker souligner la pauvreté à laquelle ces derniers sont confrontés, déclarant : "Nos retraités ne peuvent même pas acheter de chocolat à leurs petits-enfants".
Soulignant que l'opposition porte les vrais problèmes devant le Parlement, Beker a réitéré que la responsabilité de la solution incombe au gouvernement.
Les critiques concernant la gestion de l'économie et l'insuffisance des pensions de retraite se sont poursuivies avec l'intervention d'Ertuğrul Kaya, du Parti Yeni Yol. Kaya a affirmé que le programme économique mis en œuvre contenait des diagnostics et des traitements erronés, et que ces erreurs aggravaient les profondes difficultés économiques du pays.
Le député de l'AKP pour Ankara, Osman Gökçek, a quant à lui affirmé que le CHP faisait de la politique sur le dos des retraités, déclarant qu'ils n'étaient pas sincères à ce sujet. Dans ses comparaisons concernant les municipalités et les aides sociales, il a soulevé les échecs de gestion des municipalités dirigées par le CHP. Dans son discours, Gökçek a directement visé le vice-président du groupe CHP, Murat Emir, alléguant qu'Emir avait augmenté son patrimoine après être devenu député ; il a également affirmé qu'Emir avait transféré divers biens au nom de son ex-épouse.
Prenant la parole en réponse aux critiques, Murat Emir a déclaré que les accusations portées ne reflétaient pas la réalité et a précisé que la majeure partie de son patrimoine personnel avait été acquise avant qu'il ne devienne député. Emir a déclaré : "80 % des allégations concernant mon patrimoine sont des mensonges. Ce que je possède, je l'ai acquis avant mon mandat de député, et même avant 2012". Il a également rejeté les allégations concernant son ex-épouse, expliquant que son patrimoine provenait d'un héritage paternel.
Soulignant son parcours professionnel, Emir a ajouté : "Je suis médecin depuis 33 ans ; tous mes revenus, ma fortune et mes dossiers fiscaux sont transparents". Dans des propos qui ont attisé la polémique, il a ciblé Gökçek en ces termes : "Qu'en est-il de toi ? Qu'as-tu gagné et où ? D'où vient l'argent pour Beyaz TV ? D'où vient l'argent pour ces villas ? Tapez 'corruption' sur Google, et c'est le nom de Melih Gökçek qui apparaît".
Après cet échange, la tension est restée vive pendant un moment dans l'hémicycle, les deux parties continuant de remettre en question l'éthique et la transparence de l'autre. Cette polémique a relancé le débat public sur le patrimoine et les sources de revenus des responsables politiques.
Source de l'actualité: 12punto
Les plus lus
Vive réaction de l'Iran à l'attaque ukrainienne en mer Caspienne
Nos citoyens syriaques et arméniens disent « Que Dieu bénisse Erdoğan »
Le « brouillon » de Lausanne de la présidence... Le nouveau parti d'Özgür Özel...
Il fait un signe de la main à son interlocuteur au téléphone, puis tue le glacier
Si vous n'aviez pas d'argent, vous ne pouviez pas vous faire soigner ; désormais, vous ne pouvez même plus devenir médecin
Une femme sort à moitié nue dans la rue puis se jette du 3e étage
Les « Sultanes du Filet » sont championnes de la Ligue des Nations FIVB 2026 !
Qu'ont-ils exigé d'İsmet Pacha à Lausanne ?
Allégation de « démission de 10 députés » au sein du YENİ Parti
Des figurants engagés pour 950 lires lors d'une cérémonie d'adhésion du CHP