Le MHP et le DEM faisaient pression, mais... Allégations de recul de l'AKP dans le processus d'ouverture
Alors que la période après la fête est évoquée pour les mesures juridiques à prendre concernant le processus d'Imralı, l'approche prudente de l'AKP fait l'objet de débats en coulisses. Malgré la pression du MHP et du DEM, l'AKP a freiné l'accélération du processus.
Alors que le moment où les mesures juridiques concernant le processus d'Imralı seront prises semble devoir se préciser après la fête, les débats sur les raisons pour lesquelles l'AKP ralentit le processus se sont intensifiés en coulisses. Il se murmure que le MHP et le parti DEM accentuent la pression sur le pouvoir pour accélérer le processus. Cependant, l'AKP, soucieux des sensibilités de sa base électorale et désireux de voir des développements concrets, souhaite faire avancer le processus avec prudence.

LE MHP ET LE DEM FONT PRESSION, L'AKP AVANCE AVEC PRUDENCE
Selon les informations rapportées par Merve Kılıç du journal Cumhuriyet, le MHP et le parti DEM exerceraient une pression croissante sur le gouvernement pour accélérer le processus et soumettre les réformes législatives au Parlement. Toutefois, les cadres de l'AKP, forts des expériences passées du processus de résolution, soutiennent que des mesures symboliques ne suffiront pas. L'AKP précise que le PKK doit se dissoudre non seulement en Turquie, mais aussi dans toutes ses structures internationales, et que cela doit être concrétisé de manière vérifiable par des rapports du MIT.

LA RAISON DU RALENTISSEMENT DU PROCESSUS PAR LE POUVOIR
Une autre raison de l'approche prudente de l'AKP est l'observation du comportement des électeurs et de la réaction de l'électorat nationaliste sensible aux politiques de sécurité. Le pouvoir estime que la progression du processus d'Imralı doit se faire avec une grande précaution afin de ne pas perturber les équilibres sociaux. Selon les informations circulant en coulisses, le malaise suscité au sein de l'électorat lorsque le nom d'Abdullah Öcalan est fréquemment évoqué est suivi de près par le gouvernement.
Il est souligné que l'AKP doit faire avancer le processus étape par étape et de manière contrôlée afin d'éviter d'éventuelles ruptures au sein de son électorat. Il est indiqué que le processus doit évoluer avec le temps pour mesurer les réactions de l'opinion publique. C'est pourquoi, à chaque étape que l'AKP franchira, la réaction de l'opinion publique et des électeurs apparaîtra comme un facteur déterminant important.
LA CONDITION D'UNE DISSOLUTION VÉRIFIABLE
Dans les coulisses d'Ankara, on discute de la manière dont la phase critique du processus, à savoir la dissolution du PKK avec tous ses éléments, sera vérifiée. Le pouvoir souhaite que le processus de désarmement ne soit pas seulement verbal, mais qu'il se réalise de manière concrète et vérifiable. Sans rapports du MIT et sans développements concrets sur le terrain, une accélération des réformes législatives au Parlement est considérée comme peu probable. Par conséquent, le moment où le processus s'accélérera officiellement reste incertain.
Source de l'actualité: 12punto
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