L'avocat Hüseyin Özbek analyse le dépôt symbolique des armes : « Un second Habur ou un second Moudros ? »
La cérémonie de dépôt symbolique des armes organisée par l'organisation terroriste PKK à Souleimaniye a suscité des débats dans l'opinion publique. Hüseyin Özbek, juriste, écrivain et ancien vice-président de l'Union des barreaux de Turquie, a qualifié le processus de « second Moudros ».
La cérémonie de dépôt symbolique des armes du PKK, qui s'est déroulée aujourd'hui (11 juillet 2025) à Souleimaniye, au sein du Gouvernement régional du Kurdistan irakien, et qui a été présentée par des sources proches de l'organisation terroriste PKK comme « une étape historique vers la paix », a engendré non seulement des débats politiques, mais aussi des comparaisons historiques.
L'avocat Hüseyin Özbek a qualifié ces événements de « non pas un second Habur, mais un second Moudros ».
Selon Özbek, ce développement est le signal d'un grave problème de survie pour la structure unitaire et l'intégrité de la République de Turquie.
« C'EST UN DOCUMENT DE CAPITULATION »
Özbek décrit le processus comme « le théâtre du dépôt des armes du PKK, cet instrument régional de l'impérialisme ». Affirmant que les promesses selon lesquelles le terrorisme prendrait fin ne reflètent pas la réalité, le juriste et écrivain déclare :
« Cette propagande, qui repose sur le mensonge selon lequel 'le sang cessera de couler', est en réalité un système conçu pour légitimer le séparatisme ethnique. Le 11 juillet 2025 n'est pas un second Habur, c'est un second Moudros. Ce tableau rappelle l'armistice de Moudros signé le 30 octobre 1918. »
RAPPELS HISTORIQUES : « MOUDROS ÉTAIT LE PRÉAMBULE DE SÈVRES »
Hüseyin Özbek a établi une comparaison frappante entre l'armistice de Moudros de 1918 et les développements actuels. Rappelant que Moudros était un « document de capitulation » imposé à l'Empire ottoman par les États vainqueurs, Özbek a souligné que les dirigeants de l'époque avaient tenté de faire passer ce document pour un succès.
« Le Palais et le gouvernement de l'armistice de l'époque ont présenté ce document de honte comme une grande victoire diplomatique, allant même jusqu'à imprimer un timbre commémoratif. Nous ne savons pas quand le timbre commémoratif du théâtre de Souleimaniye sera imprimé, mais le même sentiment de capitulation est à nouveau injecté dans la société. »
Özbek a également attiré l'attention sur le fait que le cuirassé britannique sur lequel le document de Moudros a été signé s'appelait « Agamemnon », soulignant l'affaiblissement de la raison d'État en déclarant : « Ils manquaient de la conscience historique nécessaire pour se rappeler qu'Agamemnon était le commandant qui a détruit Troie ».
« LA RAISON D'ÉTAT A ÉTÉ PERDUE, LE PROBLÈME DE SURVIE S'APPROFONDIT »
Soutenant que la cérémonie organisée par le PKK à Souleimaniye n'est pas seulement symbolique mais porte des significations historiques, Hüseyin Özbek a affirmé que ce développement constitue l'un des points de rupture importants en termes de sécurité nationale.
« Les périodes où la raison d'État est perdue et où les sensibilités nationales s'évaporent ne sont pas seulement de simples ruptures politiques, mais le début de problèmes de survie globaux. »
VOICI L'INTÉGRALITÉ DE LA TRIBUNE DE HÜSEYIN ÖZBEK
Un second Habur ou un second Moudros ?
Hüseyin Özbek
Le gagnant du théâtre de dépôt des armes du PKK, instrument régional de l'impérialisme, est le séparatisme ethnique ; le perdant est la Turquie.
Le mensonge éhonté selon lequel « le terrorisme prendra fin, le sang cessera de couler » est une chose, la légitimation du séparatisme ethnique en est une autre, bien réelle.
Le 11 juillet 2025 rappelle davantage un second Moudros qu'un second Habur. L'armistice de Moudros du 30 octobre 1918 avait été imposé à l'Empire ottoman vaincu par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale.
Moudros avait été conçu comme le préambule de Sèvres, l'acte de décès éternel des Turcs.
Le gouvernement de l'armistice et le Palais de l'époque avaient présenté Moudros, ce document de honte et de capitulation qui engageait la nation turque sur la voie de la mort, comme une grande victoire diplomatique et avaient fait imprimer un timbre commémoratif.
L'inscription « Agamemnon » sur la coque du cuirassé britannique où fut signé ce document de honte n'avait même pas suffi à alerter nos diplomates naïfs !
Car ils étaient des malheureux dépourvus de la conscience historique et de la culture diplomatique nécessaires pour se rappeler qu'Agamemnon était, dans l'Antiquité, le commandant en chef de l'armée grecque occupante qui avait rasé Troie !
Nous ne savons pas quand le timbre commémoratif du théâtre de Souleimaniye sera imprimé, mais nous pouvons affirmer avec certitude que l'effet destructeur des périodes où la raison d'État est perdue et où la sensibilité nationale s'évapore est en train de se transformer en un problème de survie pour le pays. 
Source de l'actualité: 12punto
Les plus lus
Vive réaction de l'Iran à l'attaque ukrainienne en mer Caspienne
Nos citoyens syriaques et arméniens disent « Que Dieu bénisse Erdoğan »
Le « brouillon » de Lausanne de la présidence... Le nouveau parti d'Özgür Özel...
Il fait un signe de la main à son interlocuteur au téléphone, puis tue le glacier
Une femme sort à moitié nue dans la rue puis se jette du 3e étage
Si vous n'aviez pas d'argent, vous ne pouviez pas vous faire soigner ; désormais, vous ne pouvez même plus devenir médecin
Les « Sultanes du Filet » sont championnes de la Ligue des Nations FIVB 2026 !
Qu'ont-ils exigé d'İsmet Pacha à Lausanne ?
Des figurants engagés pour 950 lires lors d'une cérémonie d'adhésion du CHP
Allégation de « démission de 10 députés » au sein du YENİ Parti