Il avait demandé : « Pourrons-nous renoncer aux palais ? » : Yavuz Ağıralioğlu réagit pour la première fois aux propos d'un membre du bureau exécutif de son parti
Le président du parti Anahtar, Yavuz Ağıralioğlu, s'est exprimé pour la première fois sur les propos de Murat Uçar, membre du bureau exécutif central (MYK) de son parti, concernant le système gouvernemental présidentiel : « Nous y sommes opposés, mais demain, si les conditions changent et que nous passons de l'autre côté de la table, pourrons-nous renoncer à ce confort, à ces palais, à ce faste ? »
Murat Uçar, membre du bureau exécutif central du parti Anahtar, a fait des déclarations sur le système gouvernemental présidentiel qui ne manqueront pas de faire parler.
S'adressant aux membres lors d'une réunion de son parti à Bağcılar, à Istanbul, Uçar a déclaré : « Pour l'instant, nous sommes opposés au système gouvernemental présidentiel, mais demain, si les conditions changent et que nous passons de l'autre côté de la table, pourrons-nous renoncer à ce confort, à ces palais, à ce faste ? Je n'en suis pas sûr. »
La première réaction à ces propos est venue du président du parti Anahtar, Yavuz Ağıralioğlu.
« NOUS ÉVITERONS LES DISCOURS IMMATURES »
Selon les informations de Haberler.com, Ağıralioğlu, qui a participé hier soir à un programme organisé par Yasin Can, coordinateur de district du parti Anahtar à Sancaktepe, a déclaré dans son discours aux membres du parti : « Notre chemin est difficile. Nous éviterons les discours immatures. Chacun devra faire attention à ce qu'il dit. »
CRITIQUES SÉVÈRES CONTRE LE POUVOIR DE L'AKP
Dans son discours, Ağıralioğlu a adressé de vives critiques au gouvernement et a poursuivi en ces termes :
« Nous sommes face à une République de Turquie dont les frontières sont devenues poreuses, où l'on ne sait plus combien de réfugiés pèsent sur le pays, où les citoyens s'inquiètent pour leur sécurité dans les villes, où les silos d'une nation d'agriculteurs et d'éleveurs sont restés vides, où les animaux sont désormais importés de l'étranger, et où les enfants sont victimes de la toxicomanie...
Dans un pays où l'inflation ressentie est de 60 à 70 %, les hommes d'affaires tentent de survivre dans le tourbillon des taux d'intérêt. Alors que nos employés crient qu'ils ne peuvent pas obtenir leur dû, nos employeurs se lamentent en disant qu'ils ne peuvent pas survivre en payant ces sommes.
Nous sommes devenus un pays qui, malgré ses ressources, va payer 45 milliards de dollars d'intérêts cette année à cause d'une mauvaise gestion. Ce pays en est arrivé là uniquement parce qu'il est mal géré, géré sans planification et que ses ressources ne sont pas gérées correctement. »
Source de l'actualité: 12punto
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