Numan Kurtulmuş s'exprime sur la nouvelle Constitution et l'amnistie générale ! « C'est une dette d'honneur pour la Turquie »
Le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, s'est exprimé sur les débats concernant une nouvelle Constitution, apparus après l'adoption de la loi-cadre au Parlement, déclarant : « Élaborer une nouvelle Constitution est une dette d'honneur pour la Turquie ». Affirmant que la loi-cadre ne constitue pas une amnistie générale, M. Kurtulmuş a précisé : « Il ne s'agit pas d'une amnistie générale. Des décisions seront prises au cas par cas par le Conseil pour chaque dossier ».
Le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, a fait des déclarations sur l'actualité après l'approbation par le Parlement de la loi-cadre préparée dans le cadre du second processus d'ouverture.
Évaluant l'adoption par 467 voix de la Loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale, composée de 12 articles, M. Kurtulmuş a déclaré : « C'est le reflet politique du soutien apporté par la nation à une Turquie sans terrorisme. L'ensemble de la société a adhéré à ce climat de paix et de sérénité. C'est ce qui se traduit aujourd'hui en politique. »
« AUCUN DÉBAT SUR LES CARACTÉRISTIQUES FONDAMENTALES DE L'ÉTAT N'A ÉTÉ SOULEVÉ »
M. Kurtulmuş a souligné qu'aucun débat concernant les caractéristiques fondamentales de l'État n'a eu lieu tout au long du processus.
« Dans aucun des processus de rapport, la question des caractéristiques fondamentales de l'État n'a été soulevée. Nous avons essayé de trouver un équilibre acceptable pour nos martyrs, nos anciens combattants, la conscience collective et la grande majorité. Le processus a été mené avec une détermination commune permettant de préserver à la fois la sensibilité nationale et l'ensemble de la structure étatique. C'est pourquoi il a bénéficié d'un soutien massif. Lorsque le modèle turc que nous avons mis en place sera achevé, il servira d'exemple au monde entier et sera enseigné dans les facultés. Dans une géographie aussi difficile, la Turquie, en tant que pays ayant des ambitions, se doit de renforcer sa forteresse intérieure. C'est ainsi que ce processus a commencé. Je vois que le rapport a entrouvert la porte et que la loi, adoptée à une large majorité, l'a complètement ouverte. Ce chemin est celui de l'unité et de la fraternité. »
« LA POLITIQUE NE DOIT PAS ÊTRE MENÉE AVEC LES HABITUDES DE L'ANCIENNE ÉPOQUE »
M. Kurtulmuş a affirmé que le langage politique devait également évoluer en fonction des conditions de la nouvelle ère.
« L'époque où l'on parlait de politique à travers les habitudes de l'ancienne ère doit désormais être révolue. Je pense qu'il faut abandonner un langage fondé sur l'hostilité ou les oppositions. Chacun doit parler avec un langage de paix et de fraternité, adapté à la sensibilité de la nouvelle ère. La politique menée selon les anciens réflexes n'aura plus d'écho à l'avenir. Chacun doit développer un discours et une politique qui ne se limitent pas à ses propres chambres d'écho, mais qui s'adressent à tous, sur les places et dans les rues des villes. »
« IL FAUT SAVOIR APPRÉCIER UN TEL CLIMAT D'ALLIANCE »
Dans son évaluation du processus vers une Turquie sans terrorisme, M. Kurtulmuş a exprimé qu'un large terrain d'entente politique et intellectuel avait été établi.
« Pour la première fois en Turquie, un climat d'alliance aussi vaste s'est formé sur les plans politique et intellectuel. Il faut savoir en apprécier la valeur. »
« LA LOI-CADRE N'EST PAS UNE AMNISTIE GÉNÉRALE »
M. Kurtulmuş a également apporté des précisions sur le contenu de la loi-cadre adoptée.
« Il n'y a pas une seule phrase qui puisse porter atteinte à notre souveraineté nationale, à notre unité, à notre intégrité, à notre État-nation ou à notre structure unitaire. Il ne s'agit pas d'une amnistie générale. Des décisions seront prises au cas par cas par le Conseil pour chaque dossier, et l'application se fera dans le cadre des décisions prises par ce Conseil. L'essentiel est d'assurer une maturité intellectuelle et politique telle qu'aucun jeune Kurde dans ce pays ne se dise plus jamais : "Je dois rejoindre les groupes armés", et de garantir une intégration totale. »
« UNE NOUVELLE CONSTITUTION EST UNE DETTE D'HONNEUR POUR LA TURQUIE »
Le président de la TBMM, M. Kurtulmuş, a également partagé son point de vue sur les débats concernant une nouvelle Constitution.
« Élaborer une nouvelle Constitution est une dette d'honneur pour la Turquie. C'est une responsabilité politique, une responsabilité de la politique envers la société. Je pense que le climat politique est désormais mûr et que la Turquie est capable de se doter d'une nouvelle Constitution civile. Ce tableau est de nature à encourager une telle démarche. »
« C'EST CE QUE SIGNIFIENT POUR MOI CES 467 VOIX »
M. Kurtulmuş a évalué l'adoption de la loi en la comparant au climat politique conflictuel de la période précédente.
« Les gagnants de l'ancienne époque étaient les impérialistes aux mains sales et aux besaces remplies de sang. Nous allons briser ce jeu. C'est ce que signifient pour moi ces 467 voix. La Turquie a manifesté cette volonté. (La loi-cadre) Que notre nation soit rassurée. Une loi préparée avec une telle minutie et adoptée avec une telle alliance ne portera jamais préjudice à nos intérêts nationaux. »
Source de l'actualité: 12punto
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