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Réaction de l'ancien vice-président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Uluç Gürkan, face à l'OTAN : « Dans quelle mesure peut-on leur faire confiance ? »

Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a tenu une conférence de presse au siège de l'OTAN à Bruxelles à l'occasion de la publication du rapport d'activité 2025 de l'Alliance. S'exprimant auprès de 12punto, l'ancien vice-président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Uluç Gürkan, a critiqué les déclarations du secrétaire général de l'OTAN concernant la Turquie.

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Réaction de l'ancien vice-président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Uluç Gürkan, face à l'OTAN : « Dans quelle mesure peut-on leur faire confiance ? »

L'ancien vice-président de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Uluç Gürkan, a livré ses analyses à 12punto concernant le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et ses déclarations à l'égard de la Turquie.

« LE BILAN DE L'OTAN N'EST PAS BRILLANT »

En réponse à la question « L'Alliance prend-elle ou prévoit-elle de prendre des mesures de sécurité supplémentaires pour renforcer la sécurité de la Turquie ? », M. Rutte a déclaré : « En tant que 32 alliés, nous ferons tout notre possible pour défendre chaque centimètre du territoire de l'OTAN.

L'interception de trois missiles dirigés vers la Turquie en est une preuve évidente et nous continuerons à le faire. Nous montrons clairement à tous nos adversaires que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour assurer notre sécurité ».

En réaction à ces propos, M. Gürkan a déclaré : « Tout d'abord, il faut clarifier d'où les missiles ont été tirés. Deuxièmement, dans quelle mesure la Turquie peut-elle faire confiance à l'OTAN pour sa défense ? Il y a des points d'interrogation à ce sujet. Le bilan de l'OTAN en la matière n'est pas très brillant.

En 1964, lorsque la Turquie a voulu intervenir à Chypre en tant qu'État garant, le président des États-Unis, au nom de l'OTAN, avait menacé la Turquie en disant : "En tant qu'OTAN, nous ne vous protégerons pas".

Aucun de nos alliés de l'OTAN n'avait alors pris position pour dire : "Non, nous vous protégerons". À ce stade, nous ne pouvons pas savoir à quel point cette promesse du secrétaire général de l'OTAN est réaliste pour la Turquie.

La Turquie doit absolument faire ce qui est nécessaire, même en dehors du parapluie de l'OTAN, pour répondre à ses propres besoins de défense. Si nécessaire, elle doit être en mesure de mettre en service les S-400.

À cet égard, l'OTAN ne doit pas non plus appliquer deux poids, deux mesures envers la Turquie ; la Grèce utilise des S-300. La Turquie doit être plus déterminée à orienter l'OTAN conformément à ses propres intérêts ».

« CE N'EST QU'UNE ALLÉGATION POUR L'INSTANT »

M. Rutte a affirmé : « L'OTAN se tient résolument aux côtés de tous ses alliés et nous avons intercepté avec succès, lors de trois incidents distincts, des missiles balistiques dirigés de l'Iran vers la Turquie ».

À ce sujet, M. Gürkan a commenté : « Ce n'est qu'une allégation pour l'instant. Les débris tombés en Turquie sont ceux du missile qui les a interceptés.

On ne sait pas encore où se trouve le missile lui-même. Même s'il a été dirigé depuis l'Iran, la Turquie doit être capable d'assurer sa propre sécurité en dehors du parapluie de l'OTAN ».

Journaliste : Cenk Başboğaoğlu


Source de l'actualité: 12punto

Missile Mark Rutte Secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte OTAN TBMM