Euro
Arrow
55,6710
Dollar
Arrow
49,6887
Livre sterling
Arrow
66,4601
Or
Arrow
6402,7357
BIST 100
Arrow
11.117
Accueil > Auteurs > Mustafa Büyüksipahi > Une démocratie à la boussole inversée ! La politique des opérations des îles jusqu'à Ankara

Une démocratie à la boussole inversée ! La politique des opérations des îles jusqu'à Ankara

X Facebook WhatsApp Mail S'ABONNER Google News
Publié: 24.09.2026 06:00

Les merveilles de l'ingénierie politique concoctées à Ankara continuent d'être mises en scène en province et dans les îles avec un répertoire désolant. Les jeux bien connus, d'abord testés et réussis à Üsküdar, sont désormais joués dans les îles. Le résultat est connu... La clé de la mairie a été retirée à la volonté populaire pour être remise entre les mains de mécanismes concepteurs de consentement.

Quelle étrange époque nous vivons. Les urnes scellées par les votes du peuple n'ont désormais plus la moindre valeur. 

Pour les puissants du gouvernement, le critère de la victoire a changé ; ils ne mesurent plus le succès par le taux de « bulletins dépouillés », mais par le bilan des « opérations » et des « démissions ». Et pour être plus explicite, par le nombre de municipalités dont ils se sont « emparés »...

Les arithmétiques parlementaires façonnées dans l'ombre des couloirs des tribunaux ont évaporé la volonté pure des électeurs. Ils l'ont ignorée, ils l'ont réduite en cendres. Nous savons tous que le vol de la volonté est bien plus ignoble qu'un simple vol. 

À la place, s'est installée une « justice de palais » taillée sur mesure pour le confort du pouvoir.

Ce fameux conte de la « démocratie avancée », rabâché pendant des années, n'était en fait qu'une marche avec une boussole inversée ! 

À chaque fois qu'ils parlaient d'un mouvement « en avant », ils brisaient en réalité un peu plus l'épine dorsale de la démocratie. Au point où nous en sommes aujourd'hui, cette situation est officiellement actée. Ceux qui considèrent la démocratie comme un train que l'on prend et que l'on quitte le moment venu, et qui la voient uniquement comme « se résumant aux urnes », ont réussi à enterrer ces mêmes urnes dans les oubliettes de l'histoire.

Il semble que le métier dans lequel le nouveau régime excelle le plus soit d'écrire « en avant » sur l'enseigne, tout en courant délibérément vers l'arrière dans la pratique.

Les architectes qui jouent au populisme contre le peuple, qui usurpent la volonté pour l'appeler « volonté nationale », finiront par être les victimes de ce désert politique qu'ils ont eux-mêmes créé. 

Mais jusqu'à ce que ce jour arrive, ce qui reste derrière n'est pas seulement un État de droit en ruines, ce sont des espoirs volés. N'est-ce pas là ce qui fait le plus mal ? 

Derniers articles de l'auteur Tous les articles