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L'insulte proférée par Celal Adan à l'Assemblée générale ne figure pas au procès-verbal : sa démission est réclamée

Lors des débats sur le 12e Plan de développement à l'Assemblée générale le 26 octobre, la demande de démission du vice-président de l'Assemblée, Celal Adan (MHP), entendu proférant une insulte après l'intervention de Sırrı Sakık, a suscité une vive controverse. Après un débat de procédure, le groupe HEDEP a protesté contre l'attitude de Bekir Bozdağ en frappant sur les pupitres.

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L'insulte proférée par Celal Adan à l'Assemblée générale ne figure pas au procès-verbal : sa démission est réclamée

Les débats sur le 12e Plan de développement ont débuté à l'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM). La séance s'est tenue sous la présidence du vice-président Bekir Bozdağ.

Avant d'aborder l'ordre du jour, la vice-présidente du groupe HEDEP, Meral Danış Beştaş, a demandé la parole depuis sa place. Mme Beştaş a affirmé que lors de la séance du jeudi 26 octobre, le vice-président Celal Adan avait utilisé une expression injurieuse à l'encontre du député d'Ağrı, Sırrı Sakık, et de son groupe parlementaire, demandant à M. Bozdağ de suspendre la séance pour discuter de cette question.

M. Bozdağ a répondu que l'ordre du jour portait sur le 12e Plan de développement et qu'il pourrait examiner cette demande après la présentation du vice-président de la République, Cevdet Yılmaz.

À la suite de cela, Mme Beştaş a demandé l'ouverture d'un débat de procédure. M. Bozdağ a accédé à cette demande.

Prenant la parole au nom de son groupe, Mme Beştaş a déclaré que les propos de Celal Adan étaient inacceptables et qu'il devait démissionner.

L'AKP DEMANDE UN DÉLAI POUR EXAMINER LA REQUÊTE

La vice-présidente du groupe AKP, Leyla Şahin Usta, a noté que l'expression attribuée à M. Adan ne figurait pas au procès-verbal et qu'un délai était nécessaire pour évaluer la demande du groupe HEDEP.

Le vice-président du groupe MHP, Levent Bülbül, a déclaré qu'ils ne trouvaient pas juste d'accuser M. Adan et leur groupe sur la base d'une expression qui ne figure pas au procès-verbal, dont le sujet est inconnu et dont on ignore à qui elle s'adresse, ajoutant que tout le monde a été témoin de la manière équitable dont Celal Adan dirige l'Assemblée générale.

BOZDAĞ SOUS LE FEU DES PROTESTATIONS

Une fois les interventions sur le débat de procédure terminées, Bekir Bozdağ a affirmé que sa position restait inchangée et a annoncé le passage à l'ordre du jour.

En réaction, le groupe HEDEP a protesté contre l'attitude de M. Bozdağ en frappant sur les pupitres. Lorsque M. Bozdağ a réitéré que les débats se poursuivraient, les députés du HEDEP se sont rassemblés autour du pupitre. M. Bozdağ a alors suspendu la séance.

Après la suspension, Bekir Bozdağ a annoncé la reprise des travaux et a invité le vice-président de la République, Cevdet Yılmaz, à la tribune pour présenter le 12e Plan de développement.

QUE S'ÉTAIT-IL PASSÉ ?

Prenant la parole à l'Assemblée, le député HEDEP Sırrı Sakık avait rappelé que le président Recep Tayyip Erdoğan (AKP) avait utilisé les termes « Lazistan » et « Kurdistan » lors d'une réunion de groupe, déclarant : « Les dirigeants du MHP et du CHP devraient consulter les comptes-rendus des séances secrètes du Parlement. Ils y verront le mot Kurde. Ils y verront le Kurdistan, le Lazistan, les Circassiens. Mustafa Kemal est-il un séparatiste ? Mustafa Kemal disait "Kurdistan" lorsqu'il appelait les députés kurdes. M. Erdoğan le disait et il disait vrai. Nous apposons notre signature en bas de cela ».

Celal Adan avait ensuite pris la parole : « Sans vouloir entrer dans une polémique, lorsque l'État de la République de Turquie a été fondé, ceux qui ont tiré sur l'unité, la fraternité et la compassion de notre nation, ceux qui ont martyrisé nos soldats, nos policiers et nos citoyens dans l'Est et le Sud-Est, alors qu'ils s'appelaient le PKK... Si un député avait dit à l'époque de Mustafa Kemal "Le PKK étouffera les soldats turcs avec sa salive", il ne serait pas sorti vivant de ce Parlement. Il faut donc faire ce constat ».

QU'A DIT CELAL ADAN ?

En réponse à Celal Adan, Sırrı Sakık a pris la parole depuis sa place en disant : "Il n'est utile pour personne d'essayer d'associer mes propos au PKK ou de les tirer vers ce point". C'est à ce moment-là qu'on a entendu M. Adan, pensant que son micro était coupé, prononcer le mot "Pez...ler" (insulte).


Source de l'actualité: AA

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