Question sur les témoins sous X au Parlement : Yılmaz Tunç répond pour la première fois
Le député du parti DEM, Ömer Faruk Gergerlioğlu, a adressé des questions au ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, en soulignant que les témoignages sous X, qui devraient constituer une preuve exceptionnelle, sont devenus une pratique courante.
Le député du parti DEM pour la province de Kocaeli, Ömer Faruk Gergerlioğlu, a porté la question de l'utilisation croissante des témoins sous X devant la Grande Assemblée nationale de Turquie. Dans une question écrite soumise à la présidence du Parlement, M. Gergerlioğlu a posé quatre questions critiques auxquelles le ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, était invité à répondre.
« UNE PRATIQUE QUI DEVAIT ÊTRE EXCEPTIONNELLE EST DEVENUE ROUTINIÈRE »
Justifiant ses observations, M. Gergerlioğlu a rappelé que le témoignage sous X est, sur le plan juridique, une preuve exceptionnelle. Cependant, il a souligné que cette méthode est devenue ces dernières années un outil de jugement ordinaire, déclarant :
« Dans le droit de la procédure pénale, le témoignage sous X est une méthode à laquelle on ne peut recourir que s'il existe un danger grave pour la vie du témoin ou de ses proches, et si cela est étayé par des motifs concrets. Or, cette pratique est devenue un outil qui affaiblit le droit à la défense et qui, dans certains procès, constitue presque l'unique fondement de la condamnation. »
UNE MOTION EN QUATRE QUESTIONS : LES DÉCISIONS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE ET DE LA CEDH SONT-ELLES IGNORÉES ?
M. Gergerlioğlu a posé les questions suivantes en faisant référence aux décisions de la Cour constitutionnelle (AYM) et de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) :
Combien d'enquêtes pénales ont utilisé des témoignages sous X en Turquie entre 2010 et 2025 ?
Quel est le nombre de procès ayant abouti à une condamnation sur la base exclusive d'un témoignage sous X ?
Le ministère de la Justice prévoit-il une quelconque réglementation administrative ou législative conformément aux décisions de violation rendues par la Cour constitutionnelle et la CEDH concernant les pratiques de témoins sous X ?
Quelles sont les mesures spéciales prises dans les procès impliquant des témoins sous X afin de protéger le droit à la défense ?
LA RÉPONSE DE YILMAZ TUNÇ
Répondant à la motion, le ministre de la Justice, Yılmaz Tunç, a affirmé que le pouvoir judiciaire est indépendant et impartial, et que l'évaluation des preuves relève de la compétence des autorités judiciaires.
Quant à la question de savoir s'il existe des données relatives aux témoignages sous X, M. Tunç a répondu en ces termes :
« Notre ministère ne dispose d'aucune information concernant les points mentionnés dans la question écrite, qui relèvent de l'activité judiciaire. »
Source de l'actualité: 12punto
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