Le ministère de la Santé fait appel de la décision du tribunal de la famille de Kars : la controverse du « test du talon »
Le ministère de la Santé a annoncé avoir engagé une procédure d'appel contre la décision du tribunal de la famille de Kars concernant le prélèvement sanguin au talon dans le cadre du « Programme de dépistage néonatal ».
À Kars, des parents ont refusé que leur fille, née le 19/07/2024, subisse le « test du talon ».
Cependant, malgré toutes les tentatives de persuasion, la famille n'a pas autorisé le prélèvement sanguin au talon de leur bébé.
Ne souhaitant pas que ce test soit effectué sur leur enfant, le couple a porté l'affaire devant la justice. Saisie de la demande, le juge du tribunal de la famille de Kars a rejeté la requête de la Direction provinciale de la santé concernant le « test du talon ».
Le juge en charge de l'affaire a exprimé l'avis que les parents disposaient de la liberté de refuser ce prélèvement.
L'AFFAIRE PORTÉE DEVANT LA JUSTICE
Suite à cela, les autorités de la Direction provinciale de la santé de Kars ont porté l'affaire devant les tribunaux. Dans sa requête adressée au tribunal compétent, la Direction de la santé a souligné l'importance du test du talon pour prévenir les retards mentaux et les lésions cérébrales, insistant sur la nécessité de protéger l'enfant.
DÉCLARATION DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ
À la suite de ces développements, le ministère de la Santé a fait une déclaration sur le sujet.
Dans un communiqué écrit publié sur le site du ministère, il a été souligné que ladite décision émanait d'un tribunal de première instance et qu'une procédure d'appel avait été engagée.
Précisant que le Programme de dépistage néonatal se poursuivrait comme prévu, le communiqué indique ce qui suit :
« La décision rendue le 20/08/2024 par le tribunal de la famille de Kars concernant le prélèvement sanguin au talon, effectué dans le cadre du Programme de dépistage néonatal afin de diagnostiquer précocement les maladies de nos enfants et d'initier leurs traitements, est une décision de première instance et ne constitue pas un jugement définitif. Estimant que cette décision, qui n'a pas force de chose jugée, est erronée, notre ministère a immédiatement engagé une procédure d'appel.
Ayant une confiance totale dans la décision que la justice rendra sur la base du droit, de l'équité et de la vérité, le Programme de dépistage néonatal se poursuivra de la même manière jusqu'à la conclusion de la procédure judiciaire. »
Source de l'actualité: AA
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