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Coopération régionale contre le terrorisme séparatiste

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Publié: 20.01.2024 06:00

Alors que la Turquie lutte contre l'organisation terroriste PKK, soutenue par les États-Unis et menaçant notre pays depuis le nord de l'Irak et de la Syrie, elle discute simultanément des mesures militaires à prendre et des démarches politiques et diplomatiques nécessaires. Il faut certes en discuter, mais sans jamais oublier que le véritable ennemi principal est les États-Unis. Il est de notoriété publique que les États-Unis visent à diviser quatre pays de la région et à établir un État kurde côtier sur la Méditerranée, c'est-à-dire un second Israël, en somme un État-garnison.

Le soutien apporté par les États-Unis à l'organisation terroriste PKK, qui a mené sa première action en 1984, est connu de tous. Les manœuvres qu'ils effectuent contre l'Iran, l'Irak, la Syrie et la Turquie, les organisations terroristes qu'ils soutiennent et les acteurs qu'ils mettent en avant pour diviser ces pays sont établis par des faits, des preuves et des documents. Prenons l'exemple de l'Irak. L'Irak a connu trois guerres majeures au cours des 40 dernières années. La première fut la guerre Iran-Irak, qui a duré de 1980 à 1988. La deuxième fut la guerre du Golfe en 1990-1991. La troisième fut l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003. Des millions de personnes sont mortes dans ces guerres. Les infrastructures ont subi des dommages considérables. Les divisions et tensions politiques, sociales, culturelles, religieuses, confessionnelles et ethniques se sont aggravées dans le pays. L'instabilité, la corruption, la pauvreté, le chômage, le chaos, le terrorisme et les conflits armés se sont pour ainsi dire institutionnalisés. Sous la pression des États-Unis, l'Irak a été divisé de facto en trois. Une structure dominée par les Kurdes au nord, les sunnites au centre et les chiites au sud s'est formée. La constitution dictée par les États-Unis a été rédigée selon des quotas, des compartiments et des contingents ethniques et confessionnels. Le président doit être kurde, le Premier ministre chiite, le président du Parlement sunnite... Avec l'invasion américaine et l'impact du terrorisme de l'EI à partir de 2014, le pays est devenu encore plus instable. Au cours de ce processus, l'influence de l'Iran sur l'Irak s'est encore accrue.

En Irak, où l'autorité centrale de l'État est faible et l'économie fragile, les États-Unis et Israël soutiennent ouvertement le gouvernement régional kurde et la famille Barzani dans le nord du pays. Le gouvernement régional, qui a obtenu une autonomie officielle en 2005, est aux mains de la famille Barzani. En Irak, où les chiites représentent environ les deux tiers de la population, les Turkmènes, connus pour être des citoyens instruits, éclairés, urbains et commerçants, ne sont pas influents dans la gestion du pays. De plus, ils sont eux-mêmes divisés sur une base confessionnelle (chiite et sunnite). La politique erronée suivie par la Turquie a également joué un rôle dans cette division.

Bien qu'ils représentent 13 % de la population irakienne à l'échelle nationale et 25 % dans le nord de l'Irak où ils vivent intensément, ils ont été massacrés et exilés après l'invasion américaine de 2003, et leurs registres fonciers, registres d'état civil et archives ont été brûlés, détruits et pillés.

Pendant que ces événements se déroulaient en Irak et que la Syrie luttait contre l'impérialisme américain depuis mars 2011, les États-Unis se sont également acharnés sur l'Iran et la Turquie par divers moyens, méthodes et tentatives de coup d'État. Au cours de ce processus, l'Iran a renforcé ses relations avec la Chine et la Russie. Il a été fortement touché par les sanctions économiques mais a résisté. Il a élargi ses alliances. Après l'accroissement de son influence en Irak et en Syrie, il est devenu membre de l'OCS, puis des BRICS. Il a normalisé ses relations avec l'Arabie saoudite. Dans ces conditions, ce que la Turquie doit faire, tout comme Atatürk l'a fait, est de prendre la tête des alliances régionales. Prendre l'initiative à ce sujet. Développer la coopération entre les pays de la région qui luttent contre la menace américaine.

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