France : les États-Unis ont beaucoup à perdre
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Christophe Lemoine, a déclaré qu'en cas de guerre commerciale avec l'Europe, les États-Unis auraient beaucoup à perdre, alors que les discours du président américain Donald Trump sur l'imposition de nouveaux droits de douane à l'Union européenne (UE) et à certains pays se multiplient.
Lors de son point de presse hebdomadaire, M. Lemoine a souligné l'importance des relations économiques transatlantiques et a réagi aux politiques protectionnistes.
« Nous sommes le premier partenaire commercial des États-Unis », a déclaré M. Lemoine, précisant que si les États-Unis entamaient une guerre commerciale avec l'Europe, ils auraient beaucoup à perdre.
En réponse à la question d'un journaliste demandant si « les États-Unis sont aux côtés de l'Europe ou contre elle sur la question de l'Ukraine ? », M. Lemoine a répondu : « Nous entretenons une relation historique avec les États-Unis et nous avons un dialogue intense sur différents sujets de coopération. »
M. Lemoine a indiqué que la nouvelle administration américaine adopte une position inédite non seulement sur l'Ukraine, mais aussi sur l'augmentation des droits de douane commerciaux, tout en précisant que le dialogue se poursuit.
« NOUS SOMMES PRÊTS À PRENDRE NOS RESPONSABILITÉS POUR LA PAIX EN UKRAINE »
Évoquant l'intensification des contacts pour des négociations de paix en Ukraine, M. Lemoine a souligné que cette guerre concerne avant tout « l'Ukraine et les Ukrainiens », puis la sécurité européenne.
« Nous sommes aux côtés de l'Ukraine et nous sommes prêts à prendre nos responsabilités pour la sécurité et la paix en Europe », a affirmé M. Lemoine, ajoutant que le sommet extraordinaire sur l'Ukraine organisé à Paris le 17 février et la visioconférence des dirigeants de l'UE hier visaient à renforcer le soutien à l'Ukraine.
Soulignant que l'Ukraine doit bénéficier de garanties de sécurité solides et valides, M. Lemoine a déclaré que les échanges à ce sujet doivent se poursuivre avec les partenaires européens, tout comme avec les États-Unis.
M. Lemoine a indiqué que l'envoi d'une force de maintien de la paix en Ukraine n'est qu'un des éléments dissuasifs pour prévenir une nouvelle attaque de la Russie, mais que la priorité dans les négociations ukrainiennes reste l'obtention de garanties de sécurité.
Signalant que ces garanties de sécurité sont liées à des questions telles que l'équipement et l'armement de l'armée ukrainienne avec de nouveaux matériels ou l'adhésion de ce pays à l'OTAN, M. Lemoine a affirmé que les garanties de sécurité ne peuvent être réduites au seul envoi d'une force de maintien de la paix.
Donald Trump avait annoncé le 9 février qu'il imposerait prochainement des droits de douane de 25 % sur les importations d'acier et d'aluminium en provenance d'Europe. Il avait également fait savoir que l'aluminium et l'acier en provenance du Canada et du Mexique seraient soumis à ces tarifs.
La Commission européenne avait annoncé qu'elle répliquerait en cas d'application de tarifs douaniers supplémentaires sur les produits de l'UE.
Source de l'actualité: AA
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