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Hacı Bektaş Veli ou Hacı Hans Veli ?

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Publié: 20.08.2024 09:14

Notre réalité sociologique millénaire et notre tissu culturel religieux, l'alévisme turc/turkmène, déjoueront sans aucun doute cette attaque. Nous parlons ici du complot postmoderniste des Yazid, masqué sous les traits de Hussein, monté contre l'alévisme turc/turkmène. Il s'agit d'une opération visant à déplacer le centre spirituel de l'alévisme turc/turkmène de Hacı Bektaş, cœur de l'Anatolie, vers Berlin, et à transférer le leadership spirituel de Hacı Bektaş Veli à Hacı Hans Veli.  

Les Cérémonies de commémoration et événements culturels et artistiques internationaux de Hacı Bektaş Veli, organisés les 16, 17 et 18 août, ont une fois de plus mis en lumière les tentatives d'aliéner notre tissu culturel religieux millénaire, l'alévisme turc/turkmène, de ses terres natales et de la nation qui le vit et le fait vivre. Il convient d'être attentif aux progrès réalisés dans la transformation d'une foi et d'une culture qui nous sont propres, notre réalité sociologique millénaire, en un produit synthétique opposé à la République et à la turcité. 

Le centre spirituel de l'alévisme turc/turkmène est Hacı Bektaş (Sulucakarahöyük), et son guide spirituel, sa source originelle, est le leader de la nation turkmène, Hacı Bektaş Veli. Au-delà d'être notre tissu culturel religieux, il est la synthèse distillée de l'identité turque et des valeurs turques. Le chaos que l'on cherche à créer dans cet océan de foi, composé des foyers, des lignées, des maîtres (dede) et des fidèles, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, qui reconnaissent Sulucakarahöyük comme centre spirituel et Hacı Bektaş comme guide spirituel, ne doit pas passer inaperçu. 

Les massacres conçus dans les centres impériaux et mis en œuvre sur le terrain à Çorum, Kahramanmaraş et Sivas Madımak visaient à couper la foi de ces terres de sa patrie. Il faut réfléchir à la raison pour laquelle les organisateurs des provocations que nous décrivons, tout en désignant la République de Turquie comme responsable des massacres survenus, ne renvoient pas en Turquie certains des incendiaires de Madımak qu'ils hébergent dans leur pays, malgré les demandes insistantes de la justice. 

Il faut savoir que les discours pro-alévis tenus lors des cérémonies de Hacı Bektaş par les dirigeants du parti séparatiste, qui donne le nom de Seyh Sait — leader de la révolte séparatiste et chariaiste soutenue par les Britanniques contre la République — à des rues, et qui dénigre Lausanne tout en glorifiant Sèvres, ne sont rien d'autre que de la dissimulation (taqiya). Il est clair que la stratégie de ceux qui ne respectent pas la minute de silence lors de l'hymne national, à l'égard de l'alévisme turc/turkmène, vise à créer des alliés pour l'organisation terroriste séparatiste. Ces démagogies, visant à masquer l'approche hostile envers l'alévisme de la part d'İdris-i Bitlisi, idéologue et auteur de la fatwa du massacre des Turkmènes au XVIe siècle, de Seyh Sait, opposé à la République et à la laïcité, ainsi que des seigneurs féodaux et propriétaires terriens qui traitaient les paysans pauvres comme des esclaves, seront sans aucun doute déjouées par les âmes qui ont traversé tant d'épreuves. 

Rions de la démagogie de « l'égalité citoyenne » et de la sournoiserie qui consiste à vouloir ajouter nos citoyens issus de la foi et de la culture alévies comme dernier wagon du train séparatiste ethnique. Mais posons également la question à la personne qui occupe le siège d'Atatürk. Oui, bien sûr à l'égalité des citoyens, mais ne savez-vous vraiment pas que le discours sur « l'égalité citoyenne » est le slogan trompeur du séparatisme ethnique, visant à plonger le pays dans un chaos ethnique et confessionnel comme au Liban, en Irak ou en Syrie, ou le dites-vous en connaissance de cause ?

Il existe des moments de décision où les nations arrivent à la croisée des chemins. Les décisions prises à de tels moments entrent dans l'histoire comme un choix entre l'existence et l'inexistence. Il ne faut pas oublier que le complot monté contre la Turquie et la nation turque sur la base confessionnelle, ce Yazidisme masqué sous les traits de Hussein, n'est rien d'autre que la boussole trompeuse du massacre postmoderniste dirigé contre notre alévisme.

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