Bekir Ali Yüksel écrit : Je lève le drapeau
Le consultant en communication politique Bekir Ali Yüksel, dans un article où il relaie les questions qui préoccupent des millions de citoyens, a utilisé l'expression « je lève le drapeau » pour exprimer son opposition aux difficultés actuelles. Dans son texte, Yüksel a également lancé un appel à participer au rassemblement qui aura lieu le samedi 27 juin au soir sur la place Tandoğan.
Voici l'intégralité de l'article du consultant en communication politique Bekir Ali Yüksel, qui exprime également son opposition aux statuts que l'on tente d'accorder au chef de l'organisation terroriste PKK, Öcalan, ainsi qu'à l'utilisation du terme « leader » pour désigner ce dernier :
Depuis le passage au système multipartite, dans notre pays dirigé par les urnes, je suis récemment confronté à des questions telles que : « Vont-ils vraiment compter mon vote ? » « Vont-ils reconnaître le résultat qui en sortira ? »
Malheureusement, le peuple n'est plus certain que son vote aura le dernier mot. Car nous avons tous vu que le sceau de l'urne peut être brisé dans une autre pièce. Les règles changent en pleine période électorale ; une élection menée sous la surveillance des commissions électorales peut, des années plus tard, être déclarée « nulle et non avenue » par la plume d'un tribunal différent. À ce que le peuple a dit « oui », quelqu'un d'autre peut dire « non ».
Ensuite, un silence. Ensuite, un soupir de lassitude de ceux qui disent « ne vous l'avais-je pas dit ? ». Ensuite, cette soumission insidieuse qui s'infiltre lentement en nous, nous faisant dire que « dans ce pays, rien ne change jamais »…
Mais moi, je refuse cette soumission et je lève le drapeau !
Je lève le drapeau pour le mineur qui ne reçoit pas son salaire, pour l'enseignant traîné au sol, pour le commerçant qui baisse le rideau, pour le retraité qui n'arrive pas à boucler ses fins de mois.
Je lève le drapeau pour ceux qui sont jetés en prison à cause d'une nouvelle qu'ils ont écrite, d'une tribune à laquelle ils ont pris part, ou d'une phrase qu'ils ont formulée.
Je lève le drapeau pour la mère qui ne peut obtenir de comptes sur le sort de son enfant, pour le jeune au chômage, pour le grand-père qui ne peut offrir d'argent de poche à son petit-fils pour la fête.
Et surtout, pour réveiller ceux qui disent « pourvu que ça ne m'arrive pas » et qui oublient que leur tour viendra un jour, je lève le drapeau !
Je lève le drapeau contre le terrorisme, le séparatisme et l'injustice !
Je lève le drapeau contre l'organisation terroriste séparatiste qui, depuis quarante ans, remplit les cercueils des vigoureux enfants de cette patrie, contre ceux qui appellent son chef « leader », contre ceux qui organisent des rassemblements pour la liberté du criminel d'Imralı et contre ceux qui autorisent ces manifestations.
Je lève le drapeau pour les mères qui ouvrent leur porte le cœur battant lorsqu'elles envoient leur enfant faire son service militaire.
Je lève le drapeau contre les ennemis de la structure unitaire et contre les gouverneurs coloniaux de l'impérialisme.
J'ai une objection ! Je lève le drapeau contre la corruption, l'impudence, le vol ; contre le séparatisme, le pillage, le mensonge ; contre les messagers d'Imralı et les laquais d'Öcalan !
Oui, ils seront eux aussi sur les places ce week-end. Avec la voix venue d'Imralı, ils crieront « liberté » et tenteront de négocier la captivité d'un meurtrier en la qualifiant de « processus ».
C'est précisément pour cette raison qu'il est temps de remplir les places. Il est temps de faire entendre le cri du peuple turc aux oreilles sourdes. Car ce n'est pas seulement un rassemblement ; c'est le jour où la majorité silencieuse, qui dit « stop » à l'injustice, à l'illégalité et au séparatisme ethnique, trouve sa voix !
Le samedi 27 juin au soir, à 18h00, je serai sur la place Tandoğan.
Pour contester la culture de la soumission ; pour montrer la grandeur du drapeau rouge à ceux qui croient que ce pays n'a pas de maître.
Pour dire « le sabre courbe doit rouiller dans son fourreau, le criminel d'Imralı doit rester à Imralı », alors, tous sur les places !
Pour la justice perdue, pour la voix étouffée, pour la volonté réprimée et pour ceux qui ont donné leur vie pour cette patrie ; nous ne nous inclinerons pas, nous ne nous soumettrons pas, et nous ne cesserons jamais de dire que « ce pays n'est pas sans maître ».
Que la soumission prenne fin, vive la République !
Source de l'actualité: 12punto
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